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Critique La Planète Des Singes L'Affrontement : Matt Reeves avoir fait chef-d'oeuvre

Dans Critiques par Curry, le 01 Août. 2014 à 22:33

Découvrez la critique de La Planète Des Singes L'Affrontement, un film qui était certainement l'une des plus grosses attentes de cette année.

La Planète des Singes l’Affrontement fait suite à La Planète des Singes Les Origines qui était réalisé par Rupert Wyatt et qui avait été acclamé par la critique. Il narrait comment le virus Simian a été crée suite à des tests sur les singes et l’ascension de ses derniers.  Ce nouvel épisode est mis en scène par Matt Reeves, réalisateur de Cloverfield (2008) et Laisse Moi Entrer (2010).

Après avoir été à l’origine du virus Simian, les singes prennent peu à peu un peu plus de place sur terre. D’ailleurs le générique d’intro nous montre que le virus s’est à présent propagé au quatre coins du globe. On part d’une ville et on nous montre les destinations des vols qui ont permis la propagation du virus sur les 5 continents. Le tout sur une carte du globe animée sur fond de vidéos qui relatent les incidents qu’il y a eu sur terre depuis la naissance du virus. Sublime. Un clin d’oeil à la fin du premier film où l’on voit le pilote saigner du nez à l’aéroport , moment qui annonçait l’aube de la planète des singes. D’ailleurs on sent que Matt Reeves respectent totalement le travail que Rupert Wyatt a fourni sur le premier film, il n’hésite pas à faire le lien avec ce dernier et on ressent de la continuité. La cohérence est de mise et on accompagne le spectateur à travers l’histoire (peut-être trop à un certains moments) et jusqu’à un climax vraiment prenant.

Le casting est pas mal mais pas à la hauteur du premier. Gary Oldman n’est que très peu visible, Keri Russell aussi et Jason Clarke est crédible mais ne transmet pas assez d’émotions. Un « homme bon » comme dirait César mais qui n’arrive pas à la cheville de James Franco. D’ailleurs César est sans conteste le point FORT du film. Quel charisme, quel classe, il impose le respect. On délivre donc une mention à Andy Serkis qui encore une fois rend un fier service au cinéma. À quand une récompense pour l’homme qui a fait honneur à la motion capture en interprétant Gollum dans le Seigneur Des Anneaux ou King Kong dans le film du même nom ? Il en va de même pour Toby Kebbell (Prince Of Persia, L’Apprenti Sorcier, Cartel) qui donne de l’épaisseur au personnage de Koba.

Le film fait vraiment la part belle aux primates, il démarre avec eux car ils sont désormais amenés à être l’espèce alpha sur la planète. Cependant le réalisateur n’en oublie pas le point de vue humain. Le schéma narratif est symétrique, on a les singes d’un côté et les humains d’un autre qui se comportent exactement de la même manière. Un chef de meute pacifique et qui recherche la paix, une présence féminine (effacée), un enfant et un frère de chair et d’espèce fidèle un temps mais qui veut résoudre le conflit par les balles et le sang. Si l’on connaît un minimum cette mythologie et que l’on se réfère au titre, il n’y a aucun doute sur le destin des humains. D’ailleurs la présence de ces derniers est particulière puisque sans être le centre d’intérêt du film, ils n’en restent pas moins nécessaires puisque c’est eux qui lèguent leur planète aux singes sans en être conscient. Cesar, qui a établit des règles entre singes, s’aperçoit alors que l’ennemi n’est pas forcément celui qu’il pense. 

Un des points forts du film est sans nul doute le fait que le réalisateur ose certaines choses. Autant vous dire de suite, vous risquez d’être choqués par certaines scènes du film. Non pas à cause de la présence de sang mais plutôt par certains choix que font les personnages. Ici, Matt Reeves ne veut pas d’approximatif. C’est oui ou non et noir ou blanc. Aucune chose n’est laissé au hasard. Le spectateur se sent donc obligé de prendre partie, fait rare ces dernières années au cinéma où la seule issue est une happy end. La plan final annonce d’ailleurs la couleur, les humains vont livrer leur dernière bataille en 2016. Culte

19

La Planète Des Singes L'Affrontement est sans conteste l'un des films les plus intelligents de cette année. Une expérience poignante et qui laisse des séquelles. À voir d'urgence.

Sujets : La Planète Des Singes César Cesar Matt Reeves Rupert Wyatt James Franco Jason Clarke Gary Oldman Keri Russell Toby Kebbell Andy Serkis

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