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Test The Evil Within 2 : The Last of Silent Hill Evil 6 ?

Dans Tests par Quarym, le 27 Oct. 2017 à 16:51

Après un premier opus réussi mais pas exempt de défauts, Shinji Mikami et son disciple John Johanas nous remettent une couche avec The Evil Within 2.

Que vaut cette suite ? The Evil Within 2 est-il à la hauteur de nos attentes ?

Il était une fois... euh non il était rien du tout...

The Evil Within avait réussi à nous offrir une expérience assez convaincante du Survival-Horror mais souffrait de défauts techniques comme par exemple un framerate à la ramasse et une réalisation bloquée entres deux générations. Au delà de cela, le gameplay optimisé mais un chouia rigide qui nous était proposé était fun et joussif manette en main et nous rappelait les bonnes heures sur l'énorme Resident Evil 4 qui fut le dernier opus réalisé par un certain Shinji Mikami.

Cette fois-ci, le papa de Resident Evil n'est pas à la réalisation mais a gardé un œil sur cette suite afin de vérifier que ses disciples respectent à la lettre tout le charme qu'on avait dans le premier opus. Bien entendu, on parle ici de l'atmosphère malsaine, des monstres horribles, des Boss difformes et d'un scénario WTF pour ne citer qu'eux. Avec ces cartes en mains, le nouveau réalisateur nommé John Johanas (qui était également de la partie pour le premier The Evil Within) nous offre quelques ajouts qui sont les bienvenus tout en respectant les bases du premier opus mais qui ne raviront pas tout le monde.

Y a-t-il quelqu'un pour comprendre tout ça... 

Sans atteindre le niveau WTF du scénario du premier opus, cette suite pose mieux les bases et on comprend un peu d'où on vient, où on va et pourquoi on y va. On incarne toujours l'inspecteur Sebastian Castellanos (ex-inspecteur cette fois-ci, en effet, il a été viré de la police après les événements du premier opus) qui a sombré dans l'alcool après avoir perdu sa fille dans l'incendie de sa maison. Quelques années plus tard, son ex-partenaire, Juli Kidman, réapparait devant lui et lui annonce que sa fille n'est pas morte et qu'ils ont besoin de lui pour la sauver mais qu'il devra passer une nouvelle fois par la case STEM ( l'équivalent à quelques détails prêt de la matrice dans la trilogie Matrix).

En effet, d'après les dires de Juli Kindman et de ses supérieurs de la mystérieuse organisation Mobius , la mort de la fille de Sebastian a été montée de toutes pièces afin de pouvoir l'utiliser (la fille) comme noyau afin de gérer la ville de l'Union dans le nouveau STEM. Voilà les bases du scénario sont posées pour ce Evil Within 2 et Sebastian s'apprête donc à pénétrer une nouvelle fois dans ce cauchemar qu'est le STEM.

Bienvenue à Union, le nouveau Beacon...

La nouveauté est le virage opté pour un open world (enfin un monde semi-ouvert) dans The Evil Within 2 qui nous lâchera dans Union après un debut un chouia long et couloiresque. Cette nouvelle ville aux airs de Silent Hill premier du nom sera votre terrain de jeu et vous aurez le luxe de la visiter dans ses moindres recoins, mais attention à ne pas trop s'éloigner de votre objectif principal.

Contrairement au premier opus où on enchaînait les niveaux couloirs du début à la fin, cette suite mise sur l'exploration tout en gardant l'esprit originel du premier opus. Pour faire simple, en explorant Union, vous aurez cette sensations d'avoir à faire à un mélange entre The Last of US, Silent Hill et Resident Evil 6, le tout à la sauce The Evil Within. Autant dire que vous serez limite en terrain connu pour celles et ceux ayant connu ces jeux même si au final The Evil Within 2 possède une âme et une identité propre malgré ses nombreuses inspirations.

Attention, ne vous attendez pas à un open-world immense avec des tonnes de trucs à faire, ici le jeu a été ajusté pour que l'on ne s'éloigne pas trop de l'objectif principal, il y aura certes des missions annexes a effectuer mais en aucun cas elles vous éloigneront très loin de la trame. Bien au contraire, je vous conseille même de les faire, elles vous en apprendront plus le scénario ( qui cherche vraiment à comprendre ?) et aussi obtenir des objets et autres collectibles (clés, armes, items etc..).

Vous l'aurez compris, ce choix de l'open world est plus là pour briser l'effet couloir (même si il y a encores quelques phases présentes dans le jeu) du premier opus et surprendre le joueur et c'est le cas car on se prend au jeu. Au final, c'est une très bonne idée d'avoir opté pour une exploration libre même si tous ceux qui ont aimé le premier opus n'aimerons pas ce virage pris, dans tous les cas, on ne peut pas plaire à tout le monde.

Les ennemis de mes ennemis sont mes amis ou inversement...

Celles et ceux ayant joué et terminé le premier The Evil Within savent qu'on ne peut se fier à personne et c'est également le cas dans cette suite. Bien entendu tous les personnages de The Evil Within 2 n'ont pas des intentions malsaines et ne sont pas méchants au premier abord mais voilà "l'être humain est faible", surtout quand il se retrouve dos au mur. On rencontrera beaucoup de personnages dans The Evil Within 2, tous très différents, aux caractéristiques différents et possédant leurs charmes propres. Le seul point commun qui les unis tous que ce soit Sebastian où eux, est le fait qu'ils veulent posséder la petite Lily pour atteindre leur objectifs, sauver sa fille pour notre héros et l'utiliser (sans arrières pensées bien sûr) pour arriver à leur fins pour les autres. Le casting de The Evil Within 2 s'avère au final beaucoup plus profond et étoffé que celui du premier opus et c'est tant mieux car ça rajoute de la profondeur à cet univers tortueux.

Au delà des personnages, vous croiserez la route de monstres tous plus dégoûtants les uns que les autres (mention spéciale à un ennemi particulier qui m'a fait pas mal de frayeurs). Dans l'ensemble, les monstres lambda sont plutôt réussis mais ne se renouvellent pas assez dans le jeu, on aura le droit au même roster à quelques différences prêt du début à la fin du jeu. Les boss du jeu quant à eux, ne sont pas très nombreux, ils sont réussis dans l'ensemble mais sont moins marquants que ceux du premier opus. En revanche le boss final est tout aussi WTF que celui du premier The Evil Within, vous serez prévenu.

Toujours bloquer entre deux génération...

Si globalement The Evil Within 2 s'en sort beaucoup mieux graphiquement et techniquement parlant que le premier opus, il n'en demeure pas moins perfectible sur certains points. Déjà en 2014, année de la sortie du premier The Evil Within, le jeu n'était pas optimisé et souffrait de nombreuses saccades et baisses de framerate. Pour couronner le tout, le jeu était graphiquement bloqué entres deux générations vu que le jeu était également sortie en parallèle sur Playstation 3 et Xbox 360. Qu'en est-il de cette suite qui cette fois-ci est uniquement sortie Playstation 4, Xbox One et PC ?

Le constat est plutôt mitigé, si le premier opus avait l'excuse d'être sorti sur next et old gen en même temps, ce second opus n'a lui aucune excuse valable car oui mes amis le jeu est une nouvelle fois bloqué entre deux générations. On a toujours à faire au fameux "STEM Engine" qui avait tant craché du sang pour faire tourner le premier The Evil Within, cette fois-ci techniquement le jeu ne saccade plus et le framerate est stable et ne bronche que très rarement. C'est graphiquement que le jeu flanche, surtout dans la modélisation des protagonistes ( mon dieu les cheveux...). Ce n'est pas tout, on a le droit à quelques textures d'un autres âge et un léger popping mais rien de bien méchant au final car la direction artistique fait oublier un peu tout cela.

En effet, l'univers proposé est artistiquement réussi, la ville d'Union est juste terrifiante avec son ambiance qui nous rappelle la ville de Silent Hill mais avec le côté WTF en plus de The Evil Within. Vous aurez toujours envie d'aller explorer à droite, à gauche tellement la direction artistique est maîtrisée dans cette suite. Sans être extrêmement beau, The Evil Within 2 s'en sort honorablement surtout après le fiasco du premier opus mais reste un chouia limite pour un jeu sortant en 2017.

Test The Evil Within 2 FR PS4 :

Les plus

  • Une suite meilleure sur bien des points mais...
  • Gameplay plus fluide, agréable mais..
  • Monde ouvert qui rafraîchit mais...
  • Parfois beau (certains décors) et...
  • Histoire plus compréhensible mais...
  • Sebastian Castellanos plus présent mais...
  • Ambiance horrifique comme on les aime
  • Ambiance sonore de malade
  • Direction artistique maîtrisée
  • Univers de psychopathe
  • Un système de craft amélioré
  • Tatiana toujours aussi belle et craquante
  • On en redemande

Les moins

  • ...encore bloqué entre deux générations
  • ...encore un peu rigide (effet balai dans les fesses)
  • ...qui perd en rythme
  • ...parfois moche (les cheveux, textures..)
  • ...toujours aussi WTF
  • ...toujours aussi amnésie
  • VF à la rue
  • Bestiaire qui se répète
  • Boss moins marquants que dans le premier opus
  • Des murs invisibles
17

Tout en reprenant les ingrédients qui ont fait le succès du premier opus, The Evil Within 2 nous revient en meilleur forme et avec quelques belles surprises dans son sac. La venue d'un open-world ( plutôt monde semi-ouvert) est un plus qui rajoute à l'immersion mais qu'il perd en rythme vu qu'il nous arrive souvent de nous éloigner un peu du scénario pour aller fouiller les moindres recoins d'Union. Le scénario est plus compréhensible que celui de The Evil Within premier du nom mais reste quand même dans du WTF même si au final l'essentiel ne réside pas dans son histoire. En tout cas, The Evil Within 2 réussi à se renouveler et à nous prendre à contre pied avec ce virage de l'open-world et marque donc sa griffe sur l'édifice des meilleurs Survival-Horror, ni plus ni moins. Il reste tout de même bloqué graphiquement entres deux générations qui heureusement est rattrapé par une direction artistique maîtrisée. Au final, The Evil Within 2 restera une expérience qui ravira les fans du genre mais fera fuir celles et ceux allergique aux mondes ouverts et qui ne jurent que par les jeux couloiresques. De toute façon il faut de tout pour faire un monde et ça marche également pour les jeux-vidéo.

Sujets : The Evil Within The Evil Within 2 Bethesda Softworks Tango Gameworks

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