Suivez-nous sur :

Test PES 2018 : un fauteuil pour deux ?

Dans Tests par Quarym, le 20 Sept. 2017 à 11:50

C'est parti pour une nouvelle bataille entre PES et FIFA et comme chaque année c'est le roi déchu qui lance les hostilités. PES 2018 a-t-il récupéré son trône ?

On prend les mêmes et on recommence

Chaque année l'écart se resserre entre PES et FIFA et le studio Konami ne compte pas lâcher le combat et se lance dans une bataille qui s'annonce comme un tournant dans le match qui l'oppose au géant Electronic Arts et son FIFA. L'année dernière l'écart s'était bien resserré entre PES 2017 et FIFA 17 mais EA a gardé sa couronne une nouvelle fois, cette fois-ci Konami n'a pas dit son dernier mot avec une édition 2018 qui nous rappelle le bon vieux temps que ce soit en bien et malheureusement en mal aussi.

Fox Engine quand tu nous tiens

A première vue, PES 2018 reste techniquement dans la lignée de ce que proposait l'édition 2017 que ce soit en positif ou négatif. Si le Fox Engine fait des merveilles en ce qui concerne la modélisation des stades, des visages et de l'animation des joueurs (juste magnifique), il reste quand même certains points à revoir comme l'éclairage et le rendu global qui retranscrit moins bien l'impression de voir un vrai match que son concurrent direct. Mais rassurez-vous, PES 2018 reste graphiquement un très beau jeu de football et qui prend surtout son envol techniquement dès lors que vous y jouez sur un écran 4K.

Le ballon est ton ami

Le gros point fort de ce PES 2018 reste sa physique de balle absolument dantesque. Toutes les possibilités et trajectoires s'avèrent possibles avec cette physique de balle et manette en main c'est juste incroyable. Il y en aura pour tous les goûts et tous les types, des frappes enroulées en pleine lucarne ou pas en passant par les fans des extérieures du pied, des frappes vicieuses à ras de terre, des frappes lourdes des 35 mètres, des transversales et j'en passe tellement c'est jouissif. Bien entendu, il faudra de l'entraînement et du dosage pour maîtriser la balle afin d'espérer réaliser tout ce que vous entreprendrez. Vous l'aurez compris la physique de balle dans ce PES 2018 est gérée d'une façon ultra-réaliste et semble cette fois-ci un gros cran au dessus de son concurrent FIFA.

Gameplay à l'ancienne mais pas trop

On arrive dans un moment crucial du match, la partie concernant le gameplay de PES 2018 et je ne vais pas y aller par 4 chemins car le travail effectué par les développeurs pour cet opus 2018 force le respect. Pour ce PES 2018, les développeurs ont mis les bouchées doubles et nous offrent un gameplay aux petits oignons qui ravira les puristes et surtout les fans des heures glorieuses de la licence de Konami. En jouant à PES 2018, on a cette sensation de revivre le bon vieux temps où Konami régnait sans difficulté dans le monde des jeux de football virtuel. Le rythme de jeu cette année a été rondement calibré et on ne ressent pas la nécessité de paramétrer la vitesse de jeu. C'est savamment optimisé par les développeurs qui nous proposent un PES 2018 préparé à la sauce Nationalmannschaft, c'est à dire, c'est posé, propre, carré, droit et prêt à l'utilisation.

Le côté obscur de la force..

Parlons maintenant des choses qui fâchent et qui viennent malheureusement ternir le résultat de PES 2018. On commence par l’absence de certaines licences majeures qui font peine à voir de nos jours et qui franchement viennent plomber l'immersion. Bien sûr, les plus courageux d'entres vous pourront toujours modifier les noms et les ensembles des équipes ne bénéficiant pas de licence officielle. On continue avec les choses qui fâchent avec une nouvelle fois des commentateurs à la ramasse, surtout notre ami British Darren Tulett qui, accompagné de Grégoire Margotton, enchaîne des phrases toutes plus ridicules les unes que les autres. Ensuite, on s'attaque cette fois à l'habillage du jeu qui se révèle très austère et d'une mocheté affligeante, à des années lumières de celui de FIFA. Et pour finir, un contenu solo un peu faible et quelques problème d'IA concernant les gardiens qui prennent un chouia trop de risques inutiles la plupart du temps et un arbitrage un peu trop stricte et qui avantage l'ordinateur.

Test PES 2018 FR PS4 :

Les plus

  • Modélisation des joueurs et des stades sublime
  • Un gameplay aux petits oignons
  • Une physique de balle extraordinaire
  • Des animations de malade
  • Un rythme de jeu optimisé et posé
  • Une bonne gestion des contacts et duels
  • Licences de la Champion's League et Europa League

Les plus

  • Grégoire Margotton et Darren Tulett
  • Certaines licences majeures absentes
  • Habillage austère
  • Des gardiens qui prennent des risques inutiles
  • Arbitrage défavorable la plupart du temps
  • Un contenu solo un choui maigre
17

Konami fait jeu égal cette année avec son adversaire de toujours avec une nette progression dans certains domaines où PES étale tout son talent. Malheureusement ce sont les détails qui font la différence et certains défaults viennent entâcher un tableau final qui s'annonçait excellent. Malgré cela, l'essentiel a été atteint par les équipes de Konami qui ont en su muscler leur jeu et en nous offrant un gameplay aux petits oignons qui ravira autant les joueurs de PES que n'importe quel autre joueur jouant à FIFA. Dire que PES 2018 est un mauvais jeu se révélera être de la mauvaise foi, ce nouvel opus marque le retour d'un roi que l'on pensait perdu à jamais. Certes, le choix va donc être difficile cette année entre PES et FIFA, mais quelque soit votre choix, sachez que vous ne serez pas déçu. Maintenant la balle est dans votre camp, à vous de choisir.

Sujets : PES PES 2018 Konami

D'autres Tests

Commentaires