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Critique La Planète des Singes Suprématie : Matt Reeves conclut en beauté

Dans Critiques par Curry, le 19 Juil. 2017 à 13:52

La Planète des Singes - Suprématie débarque au cinéma. Matt Reeves nous offre une des plus belles sagas du cinéma. Notre critique.

Trois ans après nous avoir ébloui avec La Planète des Singes - L'Affrontement, Matt Reeves revient avec le dernier épisode de la trilogie. César et les siens vont devoir mener leur dernier combat pour conquérir la planète.

War for the Planet of the Apes © 20th Century Fox

On the road again

La Suprématie intervient 5 ans après l'Affrontement contre Koba. César et son peuple sont désormais poursuivi par un commando rebelle mené par un Colonel sociopathe (Woody Harrelson). César va devoir trouver un nouveau refuge pour les singes et livrer une dernière bataille dont il n'est pas l'instigateur. Les élements déclencheurs de cette nouvelle épopée sont beaucoup plus profond mais pour ne pas vous gâcher le plaisir, je les tairai. Cependant, Matt Reeves use de quelques raccourcis scénaristiques pour nous conter cette ultime histoire. Sachez néanmoins qu'ils n'entachent en rien la qualité du film.

La structure du film peut également en dérouter plus d'un. Mais elle reste, pour moi, très intéressante. Le metteur en scène s'essaie ici à plusieurs registres. Le premier quart d'heure reste dans la lignée de ce que l'on a vu dans le deuxième volet. Puis le film, César et une poignée de ses comparses sont projetés dans une sorte de road trip aux allures d'enquête. J'ai vraiment apprécié cet aspect du long-métrage. Enfin, La Planète des Singes devient un combat personnel pour César qui devient le leader d'une gigantesque révolution. Cette partie du film nous offre un gros moment de flottement mais permet, en outre, de mettre encore plus en avant César.

War for the Planet of the Apes © 20th Century Fox

Apes.Together.Strong

La Planète des Singes - Suprématie nous permet d'affirmer une vérité : César (Andy Serkis) est désormais une nouvelle icone de la Geek Culture. Il dégage un charisme et une aura incroyables. Ce saga, c'est LA sienne et ce film permet de développer considérablement sa psychologie. Andy Serkis mérite indéniablement un Oscar. Il serait temps d'ouvrir les yeux. Ce qui est intéressant c'est le double combat que César mène. Un combat pour sa communauté d'une part et son propre combat de l'autre. Dans tous les cas, on se sent très concerné et on est amené à se poser la question : qu'est ce que j'aurais fait à sa place ? Fait plutôt rare pour un blockbuster de ce calibre d'impliquer autant son audience.

Les autres primates ne sont pas en reste. Les performances de Rocket et Maurice sont à saluer. Le duo que forme ce dernier avec la petite fille (Amiah Miller) ajoute d'ailleurs une dimension émotionnelle au film. Il est vraiment remarquable, au delà de ces deux personnages, de voir que chaque singe à sa propre personnalité. On le ressent à travers les expressions faciales très représentatives de leurs émotions. Il en va de même pour les conversations en language des signes. La puissance des dialogues est telle que les sous-titres en deviennent parfois obsolètes.

Côté casting, seul Woody Harrelson est en deça des espérances. Il met tellement de coeur à jouer ce colonel sociopathe qu'il en devient presque légèrement cliché. Une performance satisfaisante mais qui ne restera pas dans les annales.

War for the Planet of the Apes © 20th Century Fox

Picture perfect

Si La Planète des Singes est autant une réussite, c'est aussi grâce à la réalisation impeccable de Matt Reeves. Le réalisateur nous offre certains plans si magnifiques que l'on pourrait presque en faire des tableaux. Les effets spéciaux et visuels contribuent aussi énormément à ce succès. WETA Digital, la société derrière les effets visuels du Seigneur des Anneaux, nous prouve encore une fois qu'ils sont en avance sur leur temps. Les détails sur les singes ont été grandement améliorés. Reeves en joue énormément en multipliant les gros plans à rallonge sur leurs visages.

De Guerre, le titre n'en a que le nom (War for the Planet of the Apes en VO). Le deuxième volet était beaucoup plus axé guerrilla. Suprématie, comme je vous le disais plus haut, c'est avant tout la psychologie et l'émotion. Mais le film nous offre tout de même un climax impressionnant. Le tout sur une bande originale magistrale composée par Michael Giacchino.

War for the Planet of the Apes Trailer VOST

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La Planète des Singes - Suprématie est une expérience prenante et majestueuse à vivre au cinéma. Matt Reeves nous livre encore une fois un film, et une saga, qui s’inscrivent au panthéon des chefs-d’oeuvre de ces dernières années. Courez à la salle de cinéma la plus proche. Vous pourrez dire à vos enfants, j'ai connu César, j'ai assisté à son combat et j'ai vu ce qu'il a fait pour les Singes. Du grand cinéma sans aucun doute.

Sujets : La Planète des Singes Suprématie Andy Serkis Matt Reeves

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