Suivez-nous sur :

Critique Fast and Furious 8 : Est-on arrivé au bout ?

Dans Critiques par Curry, le 13 Avr. 2017 à 12:39

Fast and Furious 8 est arrivé en salles, est-ce que le film arrive à remplir sa mission et se hisser à la hauteur de ses prédécesseurs ? Verdict.

Tous les deux ans, la sortie d’un nouvel opus de la saga Fast and Furious est un événement. Même si de nombreux spectateurs lui reprochent d’avoir délaissé ce qui faisant son charme, ils semblent qu’ils soient toujours au rendez-vous pour faire de ces films des succès commerciaux. On rappelle que Fast and Furious 7 est un des films ayant atteint le milliard de dollars de recettes le plus rapidement - une quinzaine de jours si mes souvenirs sont bons. En ce mercredi 12 avril 2017, le huitième opus de la saga débarque sur grand écran. Voyons voir ce qu’il a sous le capot.

Fast and Furious 8 © Universal Pictures

Gloire à Dom

Après les mésaventures qui les a conduit face à Deckard Shaw (Jason Statham) dans Fast and Furious 7, Dom et sa famille font désormais face à une menace plus grande encore. Dominic Toretto rencontre une mystérieuse Cipher (Charlize Theron) qui va le forcer à travailler sous ses ordres. La belle blonde semble détenir quelque chose qui contraint Dom a accepté sa « proposition ». Toretto va tourner le dos à sa famille. Les membres de cette dernière vont alors tout mettre en oeuvre pour sortir leur chef de cette situation délicate, quitte à collaborer avec d’anciens ennemis.

Une citation qu’affectionne tout particulièrement Dom et sans aucun doute une des forces de la saga. Malheureusement, j’ai senti cette famille quelque peu effacées dans ce huitième film. Dwayne Johnson et Vin Diesel avaient, semble-t-il, de mauvais rapports lors du tournage du film. Dwayne Johnson l’avait qualifié de nombriliste. Le rôle que tient Vin Diesel dans le film le confirme. J’ai senti comme une volonté de le glorifier, « Dom, c’est le meilleur », « On ne peut pas vivre sans Dom », etc… Au point qu’on en oublie totalement les autres membres de l’équipe.

Fast and Furious 8 © Universal Pictures

L’art de l’invraisemblable

Seuls quelques personnages s’en sortent honorablement. Deckard Shaw est, étrangement, l’un des atouts majeurs du film. Jason Statham parvient à délivrer une prestation toute en action et en humour qui fait mouche. Le genre de registre dans lequel on aime le voir évoluer. Les vannes que son personnage et Luke Hobbs (Dwayne Johnson) s’envoient font leur effet mais sont trop redondantes. Petite parenthèse et au risque de décevoir certains d’entre vous, je n’ai pas ressenti l’absence de Paul Walker. Mais quelques références se sont glissées ça et là pour lui rendre de nouveau hommage.

Autre prestation de choix, Charlize Theron qui campe Cipher, la grande méchante de ce nouveau volet. Elle est charismatique, menaçante mais ses intentions, bien trop ambitieuses, font qu’on a du mal à la prendre au sérieux. Dans les épisodes précédents, on avait à faire à des histoires de vengeance ou de braquage. Ici, Cipher veut mettre le monde à ses pieds, rien que ça ! C’est une hackeuse de génie qui peut contrôler tout ce qui est relié à un serveur.

Vous vous en doutez les possibilités avec ce genre de capacités sont infinies. On a le droit à des scènes d’actions toutes plus invraisemblables les unes que les autres. La légende raconte que certains spectateurs saignent encore du nez après le saut héroïque de Dom pour récupérer Letty sur l’autoroute dans Fast and Furious 6. Et bien préparez les compresses car ce qui vous attend dans Fast and Furious 8 est encore plus loufoque. Une course poursuite avec une centaine de voitures pilotées à distance dans les rues de New-York, un combat contre un sous-marin, autant de choses qui font qu’on déteste Fast and Furious mais qu’on aime cette saga également.

Un point de côté

Je salue la prouesse qu’a réalisée Universal Pictures en redonnant un second souffle à la saga Fast and Furious depuis 2009. Malheureusement, on sent une certaine fatigue dans celui-ci. En allant voir un film de la saga, je sais à quoi m’attendre et je sais ce que je viens chercher. Si les trois épisodes précédents m’ont comblé par leur bande originale, l’action ou les relations inter-personnages, je n’ai pris, en revanche, aucun plaisir devant Fast and Furious 8. La BO est en deçà des précédentes, le film peine à décoller et j’ai eu comme cette impression que le film se prenait trop au sérieux. Et pour finir, si vous avez vu la bande annonce, vous avez vu le film.

Il y a néanmoins quelque chose de fort dans cette saga, c’est la manière dont ils arrivent à lier les films. Le scénario de Fast and Furious 8 ne lui permettra pas de remporter un oscar mais il faut reconnaître que Chris Morgan, le scénariste, a fait quelques efforts pour rendre le tout moins fade. C’est toujours ça de pris. Si l’on s’en tient à ce que Vin Diesel avait annoncé sur Facebook, Fast and Furious s’offrira encore deux suites qui sortiront en 2019 et 2020. On espère que la saga se conclura en beauté.

The Fate of the Furious Trailer VOST

11

Fast and Furious 8 sera indéniablement un succès commercial et devrait faire exploser le box-office international. Mais même si le film offre sa dose d’action et d’humour, on notera tout de même que la saga s’essouffle.

Sujets : Fast and Furious The Fate of the Furious Vin Diesel Charlize Theron

D'autres Critiques

Commentaires