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Test Ghost Recon Wildlands : le Metal Gear sauce Ubisoft

Dans Tests par XtaZe, le 07 Mars. 2017 à 02:32

Il est désormais temps de mettre fin au cartel de la drogue en Bolivie dans Ghost Recon Wildlands.

Après un The Division quelque peu abandonné par la communauté et un Rainbow Six des plus appréciables, Ubisoft revient sur le devant de la scène avec un nouvel opus estampillé Tom Clancy de la licence Ghost Recon, à savoir Ghost Recon Wildlands. Sorti le 7 mars 2017, le jeu vous met dans la peau d’un Ghost, un soldat d’élite américain, envoyé en Bolivie avec son escouade afin de mettre à mal le cartel d’El Sueño, leader incontesté du cartel de la Santa Blanca.

droga o plomo

Si les Etats-Unis ont décidé d’agir en Bolivie, ce n’est pas seulement en raison du cartel d’El Jeffe de Jeffes, le chef des chefs, El Sueño. Karen Bowman, est persuadée que le cartel est responsable de l’explosion de l’ambassade des Etats-Unis en Bolovie mais également de la mort de son ami Ricardo « Ricky » Sandoval, agent infiltré depuis 6 ans dans le cartel de la drogue. Envoyée sur le terrain, elle devra tout mettre en œuvre, à l’aide des Ghosts, pour faire tomber El Sueño et son cartel.

Mais le cartel est implanté dans toute la Bolivie et est séparé en 4 pôles distincts, Production, Traffic, Sécurité et Influence. Votre but sera d’affaiblir chaque pôle afin de vous rapprocher à chaque fois un peu plus de l’homme le plus influent de Bolivie et pouvoir finir par lui porter le coup de grâce. Les Kataris 26, les forces rebelles de Bolivie, menées par Pac Katari et Amaru, vous aideront dans votre lutte contre la Santa Blanca mais également contre l’Unidad, la police de la Bolivie.

Mais entre coups bas, trahison, propositions alléchantes et retournements de situation, le scénario de Ghost Recon Wildlands saura vous tenir en haleine avec une histoire prenante et pleine de rebondissements.

L’histoire principale, en plus de vous tenir en haleine offrira une bonne durée de vie au jeu. Comptez au minimum une heure par région en difficulté standard voire plus si vous souhaitez explorer la région de fond en comble. Au total, on arrive à une vingtaine d’heures en ligne droite et le double voire plus pour explorer tous les secrets du jeu.

Enfin, il sera possible de commencer votre périple où bon vous semble. Vous commencerez la partie dans la bourgade d’Itacua, mais par la suite vous pourrez vous rendre où bon vous semble, vous donnant ainsi un semblant de liberté, même si la difficulté liée à chaque territoire vous forcera la main pour vous diriger vers certains endroits plus que d’autres avant d’avoir l’équipement et les compétences nécessaires.

vamos ghosts

Votre but dans Ghost Recon Wildlands sera donc d’éliminer El Sueño et démanteler toutes les filières de son cartel.

Dans le même principe que Mafia 3, on a d’abord un chef par région ( 4 par filière et 5 pour la filière traffic) puis un sous-capo, puis un capo qui contrôle chaque filière. L’affaiblissement de chaque filière est une étape nécessaire pour vous rapprocher de celui au centre de l’organigramme, El Sueño.  

Pour en découvrir un peu plus sur les lieutenants de chaque province, il vous faudra récupérer des intels critiques qui vous permettront de débloquer des missions avant de tuer votre cible.

Si la liberté d’action paraît plutôt énorme, elle est en fait réduite au fait de choisir sa région et quand jouer telle ou telle mission (ce qui n’a d’ailleurs aucun impact sur le déroulement des événements). Cependant, on ne peut pas aborder les missions tel qu’on le désire en choisissant de laisser vivre ou mourir la cible. Bien dommage, cela aurait rajouté de la vivacité et rajouté de la rejouabilité ce qui aurait évité le côté vite répétitif ou l’aurait au moins atténué.

En dehors de votre quête principale, des missions secondaires qui n’ont d’intérêt que le fait de rapporter de grandes quantités de ressources; nécessaires au déblocage de vos atouts; seront disponibles. Le ravitaillement étant au cœur du système d’améliorations avec les médailles de la Santa Blanca.

A l’instar d’un Metal Gear, on peut interroger des lieutenants qui nous révélerons des positions de caches d’armes, de médailles ou de missions secondaires ce qui évitera de devoir fouiller soi-même chaque cm² de la map gigantesque.

Les caches d’armes vous permettront soit de débloquer des armes soit des équipements d’armes pour personnaliser votre arme à votre guise dans le menu prévu à cet effet. La personnalisation est complète et à l’instar de votre Ghost, il est possible de vous créer une arme unique qui collera à merveille à votre style de jeu.

Votre skill personnel et votre intelligence compensera avec celle de l’IA qui semble être aux abonnés absents. En effet, même si vous avez été repéré, l’IA ennemie ne détectera pas vos Ghosts quand vous souhaiterez faire un tir synchro. Pour rappel, le tir synchro est la possibilité de désigner jusqu’à 3 cibles pour que vos Ghosts les éliminent en même temps. Le hic est que vos Ghosts ont la fâcheuse tendance de se positionner devant l’ennemi pour effectuer cette action. Heureusement que dans la Santa Blanca, ils sont tous aveugles.

La bolivie comme si on y était

Ubisoft a su, avec ce nouvel open-world, retranscrire la richesse de la Bolivie à travers un monde gigantesque, magnifique et cohérent. Que ce soit à travers les végétaux ou les animaux, cette Bolivie est riche, diversifiée et vivante.  

On notera également un soin apporté à certains détails tels que la poussière lorsque l’on décolle avec un hélicoptère, le mouvement de l’eau lorsqu’on s’en rapproche, toujours avec l’hélicoptère, ou encore la physique de la végétation, qui est particulièrement bien retranscrite, encore une fois en hélicoptère. Il est donc étonnant qu’Ubisoft n’ait pas poussé le vice du détail jusqu’au bout avec les traces de pneus sur les routes de terre par exemple.

Malgré cela, quelques bugs d’affichage sont parfois présents avec beaucoup de popping à certains endroits. Espérons que cela soit réglé dans les mois qui viennent.

Côté musique, le jeu est moins riche car il ne propose qu’une seule station de radio. La fameuse Radio Santa Blanca con DJ Perico avec son humour parfois douteux et ses dialogues que l’on entend 50 fois par heure.

Enfin, les cinématiques du jeu prouvent, après les excellentes cinématiques de Watch Dogs 2, qu’Ubisoft s’y connaît en matière de montage vidéo ; le tout étant accentué par le voice acting de Karen Bowman qui rajoute une touche humoristique par moment des plus sympathiques.

Nous combattons ensemble, hermanos

Si vous souhaitez palier le manque d’intelligence de vos coéquipiers fictifs, vous pouvez bien entendu les remplacer par de vrais joueurs dont l’intelligence devrait être plus évoluée, ce qui vous permettra de vous prendre pour de réels Ghosts. De plus, à l’instar de The Division, le jeu est beaucoup plus jouissif en coopération. Cependant, la difficulté sera accrue puisqu’il n’y aura plus le tir synchro qui fera mouche à chaque coup. La stratégie sera de mise, pour le plus grand plaisir des stratèges en herbe. Ensembles

En outre, l’intégralité des missions est réalisable en solo ou en coopération. Mais démanteler un des plus gros cartels du monde, ça ne peut être l’affaire d’un seul homme. Le mode PvP devrait, à sa sortie, donner encore plus d’attrait et d’intérêt au mode COOP qui est déjà une valeur sûre du jeu.

Ghost Recon vous suit partout

Ghost Recon Wildlands est également doté d'une application compagnon nommée Ghost Recon Wildlands Head Quarters (GWRHQ) disponible sur iOS et Android. Cette dernière disponible depuis bien avant la sortie du jeu vous permet de contrôler des rebelles boliviens au service de Bowman. Le but est d'effectuer des missions (parfois scénarisées) afin de récolter des ressources que vous pourrez transférer par la suite dans Ghost Recon Wildlands. Ressources qui sont d'ailleurs indispensables pour monter en niveau. L'intérêt est donc seulement de pouvoir récolter pleins de ressources avant la sortie du jeu afin de pouvoir level up plus rapidement. Cependant ces ressources ne serviront à rien sans les médailles à récolter également. Un bon moyen de faire patienter les joueurs jusqu'à la sortie de jeu. En outre, l'application permet d'avoir davantage d'informations sur le jeu. Une application pas indispensable mais utile pour les plus pressés dont l'intérêt est surtout le mini-jeu qui deviendra rapidement obsolète après la sortie du jeu tant il est répétitif.

TEST Ghost recon wildlands PS4 FR

Les plus

  • Une bonne durée de vie
  • Une histoire prenante pleine de rebondissements
  • Immersif
  • Diversité des décors
  • La physique de la végétation
  • Commencer là où l'on veut
  • Personnalisation poussée
  • Les cinématiques

Les moins

  • Vite répétitif
  • Trop dirigiste
  • L’IA parfois à la ramasse
  • La conduite parfois irréaliste en voiture
  • L’IA alliée trop forte
  • Des boss qui meurent trop facilement à cause des alliés
  • Les missions secondaires
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Si Ubisoft avait réalisé un Metal Gear, voici la vision qui s’en rapprocherait le plus. Mêlant infiltration et action, Ghost Recon Wildlands est une expérience immersive à ne pas louper. La Bolivie est criante de réalisme et le soin apporté à l’environnement montre encore qu’Ubisoft est un poids lourd en terme de direction artistique. Seul bémol qui nuira quelque peu à votre expérience, une IA un peu aux fraises. Mais les modes de difficulté supérieurs devraient palier celle de l’ennemi et jouer avec de véritables joueurs celle de vos coéquipiers Ghost. Le mois de mars est riche en expériences vidéoludiques et Ghost Recon Wildlands en fait partie.

Sujets : Ghost Recon Wildlands Massive Entertainment Ubisoft Tom Clancy

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