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Critique Rogue One : un film Star Wars plus mature et différent

Dans Critiques par Curry, le 14 Déc. 2016 à 19:15

Découvrez notre critique de Rogue One : A Star Wars Story de Gareth Edwards avec Felicity Jones et Forest Whitaker.

Rogue One : A Star Wars Story débarque enfin en salles. C’est le premier film qui ne fait pas partie de l’arc principal de la saga. C’est un spin-off réalisé par Gareth Edwards, à qui l’on doit Monsters et Godzilla, et qui se déroule entre les épisodes 3 et 4. À l’annonce du film, il est vrai que j’étais sceptique. Pourquoi raconter une histoire dont tout le monde connaît l’issue et qui n’ouvre aucune possibilité scénaristique ? C’est une démarche totalement inutile de la part de Disney, non ? Et bien le film m’a donné tort et je vais vous en expliquer les raisons.

Rogue One Star Wars

Un autre point de vue

Rogue One relate les exploits d’un commando suicide qui part à la recherche des plans de l’arme la plus destructrice de la galaxie, l’Étoile de la Mort. L’intrigue n’est pas le point fort du film. Non pas que les dialogues soient mal écrits mais simplement car nous connaissons déjà cet arc de l’histoire et son aboutissement final. Là où le film fonctionne c’est qu’il est admirablement bien ancré dans la mythologie Star Wars. Comprenez par là que l’on a presque affaire à du fan service. D’ailleurs le film se rapproche beaucoup plus de la trilogie originale. J.J. Abrams avait réussi à faire revivre la franchise pour une nouvelle génération tout en contentant l’ancienne. Mais là était le problème. Si certains, comme moi, avaient apprécié The Force Awakens, les aficionados les plus fidèles, eux, l’avaient boudé. Le film de Gareth Edwards est donc une lettre d’amour qui leur est dédiée. On sent que le metteur en scène a pris du plaisir à tourner le film.

Rogue One Star Wars

La Guerre des Étoiles n'a jamais autant bien porté son nom

Dans Rogue One, il n’est ni question de Jedi ou de la lignée Skywalker. Par ce choix, le film s’éloigne des autres films de la saga. C’est à un film de guerre auquel nous avons à faire. « La Guerre des Étoiles » n’a jamais autant bien porté son nom. Rogue One se veut également plus mature dans son traitement. On prend conscience de l’enjeu de la mission, des pertes humaines. Tout cela s’accentue au cours du film pour mener à un dernier acte impressionnant. Tant au niveau visuel qu’émotionnel. Tout est réalisé à une échelle démesurée. Du jamais vu dans la saga Star Wars. Gareth Edwards manie à merveille le gigantisme. On soulignait déjà cette force dans Godzilla. Le fait qu’il utilise l’homme seulement pour faire transparaître la différence d’échelle à l’écran. Il arrive à donner vie aux décors et aux éléments qui le composent.

Quelque chose m’a frappé dans ce Rogue One - dans le bons sens du terme -, c’est la manière dont l’Empire est valorisé. Il apparaît terrifiant. Jamais l’entrée en scène d’un AT-AT n’a été aussi mémorable. Et que dire de celles de Dark Vador, très théâtrales qui donnent un second souffle au personnage et l’inscrit encore plus au rang de figure culte de la geek culture.

Rogue One Star Wars

Quid du casting ?

D’une part, Gareth Edwards parvient à faire vivre habilement tous ces personnages à l’écran. Et malgré le fait qu’ils soient nouveaux, on s’y attache vite. Chacun est très différent. Donnie Yen et Forest Whitaker sont très convaincants. Felicity Jones met le paquet dans la peau de Jyn Erso et Diego Luna interprète un rôle assez peu commun dans l’univers cinématographique Star Wars. K-2SO rejoint quant à lui la liste des droïdes qui auront la côte auprès des spectateurs. D’autre part, il ne leur donne pas assez de relief. Un problème récurrent chez Edwards puisque c’était déjà le cas avec Godzilla. C’est d’ailleurs pour cette raison que des reshoots ont été programmés. Bodhi, le personnage de Riz Ahmed et Orson Krennic, celui de Ben Mendelsohn sont transparents. Bien que ce dernier aurait mérité un meilleur traitement. Il en va de même pour Galen Erso, son personnage aurait gagné à être mis en avant. Dommage !

Là où Rogue One pèche également, c’est dans sa bande son. C’est initialement Alexandre Desplat qui devait s’occuper de composer la musique du film. Malheureusement, il a du abandonner le projet suite aux reshoots prévus à l’été 2016. C’est finalement Michael Giachinno, qui a travaillé à plusieurs reprises avec J.J. Abrams - notamment sur Star Trek -, qui s’est attelé à la tâche. Le musicien a eu seulement un mois pour habiller le film. Même si il parvient à retranscrire fidèlement l’univers de John Williams dans ses thèmes musicaux, la bande originale n’est pas mémorable. C’était d’ailleurs un des reproches que l’on avait fait à The Force Awakens.

Le Coin Canapé Rogue One

Rogue One : A Star Wars Story Trailer VOST

 

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Star Wars Rogue One est une réussite. Malgré un casting convaincant mais trop peu développé et un fan service qui en dérangera plus d'un, Gareth Edwards parvient à délivrer un film mature, techniquement et visuellement abouti et s’inscrivant dans la lignée de la première trilogie. Un spectacle grandiose. Bravo !

Sujets : Star Wars Rogue One critique Rogue One Gareth Edwards Lucasfilm Disney

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