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Test Call of Duty Infinite Warfare : Bon jeu, mauvais Call of ?

Dans Tests par XtaZe, le 08 Nov. 2016 à 02:07

Call of Duty choisit cette année encore de jouer la carte de la guerre futuriste. Est-ce l'épisode qui redonne ses lettres d'or à la licence ?

Alors que son concurrent direct choisit de jouer la carte de la nouveauté avec la première guerre mondiale, Call of Duty choisit à nouveau de jouer la carte de la guerre futuriste qui lui avait fait défaut lors des deux précédents opus, à savoir Advanced Warfare et Black Ops III. Mais Infinite Warfare annonce-t-il le changement ?

Mars Aeternam

Après un épisode Ghost accueilli plutôt froidement en raison d’une campagne qui manquait de profondeur et qui finissait surtout par un gros cliffhanger et un Black Ops III doté d’une campagne incompréhensible et indigne d’un Call of Duty et un multi qui s’infantilisait de plus en plus notamment en multi avec des provocs du style « dab », Infinity Ward se devait de racheter les pots cassés et se faire pardonner pour leur dernier épisode tout en rattrapant la descente aux enfers instaurée par Black Ops III.

Dans ce Call of Duty Infinite Warfare, vous incarnerez donc Nick Reyes, un soldat de l’UNSA qui devient rapidement rapidement capitaine du vaisseau Retribution. Il livrera une guerre sans merci contre le SetDef (Settlement Defense Front) de Salent Kotch, amiral en chef de la flotte marsienne et incarné par kit Harrington (John Snow) . Pour faire cours, c’est un conflit interplanétaire entre des marsiens en colère et donc les terriens qui se doivent de défendre leur planète. Autant dire qu’on ne s’attend pas réellement à trouver ce genre de conflit dans un Call of Duty et on se croirait donc plutôt dans un épisode de Star Wars ou Halo, en particulier au vu du design de certains engins.

Dans ce conflit, Nick sera accompagné d’autres soldats courageux dont Ethan, une unité robotique qui ne manque pas d’humour et qui saura vous prêter main forte lorsque cela sera nécessaire lors de votre périple sur les différentes planètes de notre système solaire.

Outre votre mission principale, des quêtes annexes à l’instar des missions secondaires de Black Ops II sont disponibles. Rajoutant de la durée de vie à la campagne, cela permet également de briser la linéarité instaurée par la campagne mais avant tout de récupérer des récompenses pour votre personnage et votre vaisseau de combat.

Côté graphismes, on a le droit à un jeu plus beau que ses prédécesseurs que ce soit en termes de paysages, de décors, de textures mais surtout en termes de modélisation des visages. Même si sur la plupart des épisodes on reconnaissait le visage des guests, on le reconnaît d’autant plus dans cet épisode et c’est joli à souhait. Les effets d’ombre et de lumière sont de toute beauté que ce soit dans les cinématiques ou in-game et on a l’impression d’y être. Le fait que le tout s’enchaîne sans chargements avec une extrême fluidité rend l’expérience plutôt plaisante et bluffante.

Call of Duty Infinite Warfare alterne entre 3 différentes sortes de gameplay. Le gameplay habituel sur la terre ferme, le gameplay dans l’espace en vaisseau et le gameplay dans l’espace sans vaisseau.
Le premier est relativement standard et n’offre que peu de nouveautés mis à part les armes hybrides qui permettent pour une même arme de faire varier sa cadence de tir, changer son viseur, passer d’une forme d’arme à une autre. Tout ceci est très utile pour toujours être le mieux préparé au combat. Les araignées chercheuses font également leur apparition. A l’instar des grenades chercheuses dans Infinite Warfare, on a ici des mini drones araignées qui chercheront vos ennemis pour exploser à leur contact et faire un maximum de dégâts. Vous aurez également accès à des modules de piratages afin de faire des robots ennemis vos alliés en prenant leur contrôle pour tuer vos ennemis. Enfin, sur certaines portes, vous pourrez choisir entre entrée en douceur ou entrée fracassante en fonction de la situation. Par exemple, vous pourrez entrouvrir une porte pour y lancer une grenade flash pour aveugler vos ennemis puis l’ouvrir brutalement pour faire le ménage. C’est plutôt bien pensé et nul doute que cela marcherait dans d’autres époques notamment contemporaines.

Pour ce qui est du gameplay en Jackal (votre vaisseau de combat), on reprend les scènes en vaisseau de Black Ops III mais avec une meilleure maniabilité et une conduite moins dirigiste même si elle le reste tout de même un peu. Dans ces missions en vaisseau, il faudra souvent détruire les vaisseaux ennemis. Alors qu’on l’attendait depuis le début dans Star Wars Battlefront, Call of Duty nous l’offre sans même qu’on lui demande. Cela reste les scènes les moins intéressantes car les opportunités à pied sont plus nombreuses et variées même si l’est tout de même possible de pimper son vaisseau avec des décors, d’autres armes et bonus.

Infinity Ward aime l’espace et nous l’a déjà fait savoir dans Ghost. Mais là, les mécaniques de gameplay ont été bien plus poussées et vous pouvez vous amuser comme un petit fou à tournoyer dans tous les sens en gravité 0. Ce qui rendra ces combats palpitants et intéressants est l’agent d’une feature clairement pompée de Titanfall 2. En effet, un grappin sera à votre disposition vous permettant d’attirer les ennemis vers vous avant de leur effectuer un finish move dévastateur tel qu’un coup de genou dans le casque pour le faire exploser.

Globalement les idées sont bonnes mais l’univers futuriste ne colle pas avec ce qui a fait le succès de la licence et on perd donc cette essence même de la saga.

Semper fi

Pour beaucoup, Call of Duty n’est qu’une expérience multijoueurs. Même si de mon point de vue, l’expérience solo des Call of Duty est plus riche que le multi, force est de constater qu’il est intéressant lui aussi.

A l’instar des spécialistes de BO3, on a ici 6 armures de combats, chacune correspondant à un style de jeu et ayant des spécificités. On se retrouve dans quelque chose d’assez similaire à Black Ops 3 et donc sur quelque chose de pas très nouveau même s’il s’agit de quelque chose de différents. La personnalisation est un aspect très important du multi. Outre la personnalisation de votre personnage, vous pourrez personnaliser vos armes à foison grâce au système de craft.

La réelle nouveauté vient de l’apparition de la barre de vie au dessus des personnages. Simplifiant grandement la tâche, cela vous permet d’avoir un œil sur la santé de vos ennemis et repérer les éventuels cheaters.

Pour ce qui est des maps, au nombre de 12, on reste sur quelque chose de relativement simple et parfaitement adaptés à tous les styles de combat. On regrette cependant les couleurs un peu flashy par moment sur certaines maps. Enfin, si vous avez précommandé le jeu, vous aurez accès au remaster de la map culte de Modern Warfare 2, Terminal, qui est passé du statut d’aéroport à base lunaire.

Côté modes de jeux, on reste aussi dans quelque chose de classique. Peu de nouveautés, on garde la recette qui marche avec l’ajout simple de 2 modes de jeux, Defense et Ligne de Front. Mais pour les amoureux des modes basiques type R&D, MME, Mêlée générale, Jeu d’armes ou encore Elimination confirmée, rassurez-vous, ils sont tous là

silence ça tourne

Welcome back to the 80’s avec le mode zombie de Infinite Warfare. Après une histoire totalement barrée dans le zombie de Black Ops III, on retourne sur quelque chose de plus terre à terre ici. Un réalisateur fou transporte, pour les besoins de son nouveau long métrage, nos protagonistes dans un parc d’attractions pendant les années 80. Préparez donc le style old school, les néons et la musique bien rétro.

Tout commence par une introduction digne d’un épisode de Scooby-Doo, Scooby en moins. Quatre jeunes acteurs décident de passer un casting pour la future production de Williard Wyler, le fameux réalisateur fou à la renommée incontestée. Williard propose à nos jeunes protagonistes de découvrir quelques uns de ses films cependant, après un rituel démoniaque effectué par le réalisateur, nos héros se font happer par l’écran de cinéma et sont transportés dans ce parc d’attractions old school. Voici comment débute le nouveau long métrage de Williard Wyler, Zombies in Spaceland.  

Côté nouveauté de l’expérience préférée des joueurs, on note l’apparition de l’Arcade de l’au-delà qui vous permettra de jouer dans une salle d’arcades afin de revenir à la vie et les cartes de Bonne Aventure.  

Les cartes permettent d’améliorer vos performances en vous offrant certaines capacités. Plus vous jouerez et plus vous débloquerez de cartes. Chaque partie vous offre la possibilité de choisir 5 cartes de Bonne Aventure sur un total de 36 cartes Chance et 13 cartes Destinée. Pour ce qui est de la salle d’Arcade, elle vous permettra de gagner des jetons d’âme qui seront utiles pour réapparaitre si vous mourrez en encaissant trop de coups.

Autant dire que cette expérience est plutôt fraîche, innovante et puis la présence de David Hasselhoff n’est pas déplaisante.

Soap ? cest quoi ce nom à la con ?

Si vous êtes fan de la première heure de la licence Call of Duty, cette information a du faire vibrer la corde nostalgique en vous. En effet, la version Legacy et Legacy Pro d’Infinite Warfare vous donne accès au remaster de Modern Warfare premier du nom. A l’heure actuelle, c’est le seul moyen d’obtenir ce remaster. De plus, il est nécessaire d’avoir Infinite Warfare dans la console pour lancer le remaster. Ne comptez donc pas vendre le nouvel opus si vous souhaitez profiter de l’ancien.

Dans ce remaster donc, pas de nouveautés par rapport à l’épisode original. On notera cependant dans la version console qu’il manque certaines parties du décor que l’on avait dans la version originale sur PC. Il ne s’agit donc simplement d’une upgrade graphique. Plutôt dommage car l’ajout de features que l’on trouve dans les épisodes actuels aurait pu être intéressant.

Si le jeu reste le même, la communauté cependant a changé et est composé d’un public beaucoup plus jeune qui a eu tendance à décrédibiliser la saga. Ainsi, les joueurs qui avaient profité d’une communauté mature à l’époque qui rendait l’épisode agréable vont devoir faire face à une horde de nouveaux joueurs pour la plupart très jeunes voire trop jeunes et donc le plaisir de jeu sur cet opus s’en verra forcément réduit surtout en multi. Mais rassurez-vous, il reste la campagne solo, toujours aussi plaisante.  

Notre test vidéo de Call of Duty Infinite Warfare sur Playstation 4 :

Les plus

  • Une vraie campagne qui claque
  • Modélisation des visages plus fine
  • Pas de chargements en solo
  • Les armes hybrides
  • Les assassinats au grappin
  • Les combats en gravité 0
  • Les combats spatiaux
  • Les missions secondaires
  • L’introduction de Zombie in Spacelands
  • Un meilleur zombie que celui de BO3
  • Modern Warfare pour les nostalgiques

Les moins

  • Une licence qui s’infantilise
  • Un éloignement des valeurs de la licence
  • Les raisons de cette guerre contre Mars ?
  • Le multi qui manque de nouveauté
  • Quelques bugs mineurs
16

Infinite Warfare est très loin d'être un mauvais jeu et est même plutôt un bon jeu dans l'ensemble mais fait partie d'une saga qui s'infantilise et perd en crédibilité d'années en années. Si les mauvaises langues avaient tord de dénigrer le potentiel de ce nouvel opus, il n'est cependant pas faux que la licence se doit de retrouver ses vraies valeurs par, pourquoi pas, l'arrêt de la licence au profit de nouvelles.

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