Suivez-nous sur :

Critique X-Men Apocalypse : C'est ça la fin du monde ?

Dans Critiques par Curry, le 18 Mai. 2016 à 22:16

X-Men Apocalypse est désormais en salles. Le nouveau film de Bryan Singer nous a quelques peu déçu. On vous dit pourquoi.

Deux ans après X-Men Days of Future Past et une scène post-générique qui nous donnait envie de vite voir la suite, Bryan Singer revient avec X-Men Apocalypse. Ce nouveau film de la saga des mutants est annoncé comme la conclusion de la nouvelle trilogie lancée en 2011 avec le très bon First Class de Matthew Vaughn.

C’est trop léger

Dans X-Men apocalypse, une vieille menace refait surface après 3600 ans de sommeil. Il s’agit du retour d’En Sabah Nur dit Apocalypse. Il est décrit comme le premier mutant. En se réveillant au Caire, il voit autour de lui un monde qui a évolué et une population qui s’est perdu. Il décide donc de trouver de nouveaux quatre cavaliers qui le suivront dans sa démarche pour « purifier » le monde.

L’intrigue posée de cette manière semblait offrir un danger imminent aux héros mettait l’humanité en détresse. Malheureusement, on n’y croit pas une seconde. La faute en grande partie à une surenchère démesurée qui font tomber les enjeux à l’eau. On se retrouve au final rapidement devant un blockbuster tout ce qu’il y a de plus classique destiné seulement à divertir. Pour un fan de la saga X-Men, le choc peut être brutal puisque c’est l’exact opposé que ce à quoi nous avait habitués la Fox avec les premiers épisodes.

"Ah c’est toi le méchant ?"

Il faut dire aussi que le grand vilain du film ne fait pas son travail correctement. Il n’inspire pas la crainte et n’est pas du tout convaincant. Hormis peut-être à son réveil. On sent à travers ses pouvoirs toute la pleine puissance qu’il peut répandre. Jusqu’au moment où le bad guy rattrape son retard sur l’humanité en touchant une télé. Ridicule. Mila Jovovich jouait la même scène dans Le Cinquième Élément mais c’était comme qui dirait beaucoup plus crédible. Il en va de même lorsqu’il offre la pleine mesure de leur puissance à ses apôtres. Angel en est tout aussi ridicule, on ne ressent rien. C’est plat, vide et sans âme. Le tout sur un air de rock qui enfonce un peu plus le clou. Désolé Bryan, ça ne fonctionne pas.

Et que dire de la voix qui lui a été donnée. Je ne suis pas un lecteur assidu de comics mais c’est typiquement le genre de cliché dans lequel un film de super-héros peut tomber. Une fois rauque, puis qui résonne puis enfin sans filtre. Même l’équipe de post-production a du s’emmêler les pinceaux. Si vous voulez créer un méchant charismatique et effrayant, ce n’est pas dans X-Men Apocalypse qu’il faut aller puiser vos idées.

Si Apocalypse avait été le seul problème, on aurait encore pu faire l’impasse. Mais même ses cavaliers sont d’une inutilité totale. Tout d’abord leur recrutement est beaucoup trop rapide. Ce qui conduit à un non-attachement à ces personnages qui ont été introduit seulement dans ce film. On pense par exemple à Psylocke ou Angel. De plus, ils sont sous exploités. On les retrouve seulement lors du combat final. Ils ne servent qu’à justifier un climax qui ne mise que sur un badaboom visuel.

La force de Magneto

X-Men Apocalypse repose sur cinq de ses personnages. Dont deux particulièrement. Et ce, de part l’attente qu’ils ont généré en amont ou par leur charisme naturel. En premier lieu, on notera que la paire Charles Xavier/Mystique est indispensable. Ils se sont appropriés leur rôle à la perfection. Ensuite vient Erik Lehnsherr alias Magneto. Son développement a été soigné. On explore un peu plus son histoire suite aux événements de Days of Future Past. Il reste le personnage le plus complexe de la dernière trilogie.

Puis nous avons Jean Grey campée par Sophie Turner. Vous la connaissez sûrement pour son rôle de Sansa Stark dans la série Game of Thrones. Ce n’est pas forcément sa prestation qui nous enchante mais plus le rôle de son personnage. Bryan Singer a tenu à nous faire ressentir toute l’étendue de sa puissance.

Quicksilver, la base

Pour conclure, Quicksilver est sans aucun doute le mutant le plus cool de la saga. Dans Days of Future Past, il nous offrait une séquence ralentie qui lui a valu une nomination aux oscars de meilleurs effets visuels en 2015. Rebelote dans X-Men Apocalypse. Même si on s’attendait à voir une telle scène, - Bryan Singer l’a teasée à plusieurs reprises sur les réseaux sociaux - Quicksilver arrive tout de même nous surprendre et nous ébahir. C’est toujours aussi frais et la bande son y est pour beaucoup. Sans conteste l’un des points forts du film.

Ce qui nous mène à la conclusion de savoir si finalement Apocalypse signe la fin de cette trilogie. Beaucoup de bases ont été posées, de nouveaux personnages nous sont présentés. Puis Bryan Singer glisse énormément de références aux tous premiers films de la saga. Ce qui ressemble tout de même à un au revoir déguisé. Peut-être le sien ? En tout cas, ça ferait un bien fou à la franchise de se trouver un nouveau réalisateur. Avec X-Men Apocalypse, la boucle est bouclée.

12

X-Men Apocalypse déçoit. Que ce soit par son traitement de l’intrigue qui n’est que survolée ou par l’utilisation trop modérée de ses personnages. Ajoutez à cela un bad guy qui n'est pas pris au sérieux et vous obtenez X-Men Apocalypse. Le film n'est pas mauvais. Il reste un blockbuster conventionnel. Mais là est le problème. Bryan Singer nous avait habitués à mieux, la Fox nous avait habitués à mieux. On attend de voir les New Mutants et la suite de Deadpool.

Sujets : critique X-Men X-Men Apocalypse Apocalypse Bryan Singer 20th Century Fox Sophie Turner James McAvoy Michael Fassbender

D'autres Critiques

Commentaires