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Test Battleborn : Les brutasses sont de retour

Dans Tests par XtaZe, le 12 Mai. 2016 à 00:16

Battleborn, le nouveau bébé de Gearbox Software est enfin là. Brutasses, soyez prêts à en prendre plein la poire avec notre test.

Après la folie Borderlands, Gearbox Software revient sur le devant de la scène avec Battleborn, un subtile mélange entre Borderlands et Unreal Tournament. On pourrait le comparer à un autre titre qui sort cette année, Overwatch. Mais que vaut vraiment cette nouvelle licence ? Les brutasses de Battleborn sont-elles au niveau de celles de Borderlands ? On vous dit tout.

LES BATTLEBORN, LES SUPERHÉROS DU FUTUR 

Après qu’un mal mystérieux ait ravagé toutes les étoiles de l’univers, seule Solus persiste encore et votre but est de la protéger. Les héros de 5 factions vont devoir mettre leurs différents de côté, pour s’allier et former les Battleborn, une alliance intergalactique pour protéger l’univers d’une force ténébreuse, les Varelsi, responsables de la destruction de toutes les étoiles, et vaincre Lothar Rendain, le grand vilain de Battleborn.

Vous aurez ainsi le choix entre des héros du Last Light Consortium (LLC),la première puissance économique de l’univers et qui ne pense qu’au profit ; les Eldrid, les amis de la nature ; les Renégats, se refusant à toutes autorité et préférant vivre loin des conflits entre les différentes factions ; les Républiques Pacificatrices Unies (RPU), fervents défenseurs de la liberté et de la protection et enfin l’Imperium Jennerit, autrefois à la tête de la lutte contre les Varelsi, avant que Rendain ne prenne le pouvoir…

Vous aurez donc compris que l’Imperium Jennerit constitue le camp ennemi de ce jeu avec les Varelsi, cependant tout le monde n’est pas de l’avis de Rendain et vous pourrez compter sur certains héros ne partageant pas ses idéaux et qui vous rejoindront dans votre lutte pour sauver l’univers de la destruction totale.

Après un cinématique d’intro magnifique, on est plongé dans le prologue qui vous permet de découvrir les joies de ce nouveau titre de Gearbox Software, de vous habituer aux touches, à vos armes et surtout à vos pouvoirs.

Vous ne pourrez rien faire avant d’avoir joué au prologue, pas même rejoindre une partie en multi. Très bonne initiative pour que les joueurs ne râlent pas en multi parce qu’ils se sont fait tuer parce qu’ils ne connaissaient pas les contrôles. Cependant, après ce problème s’offre le choix des missions avec un descriptif. Et même si parfois on s’attend à ce qui va se passer, on est deçu d’être spoilé par le jeu lui-même. Ou alors cela ne renforce que notre motivation à atteindre cette mission. 

Un dessin animé à la sauce Gearbox

Malgré une touche typique de Gearbox Software, Battleborn a une esthétique similaire à Borderlands tout en étant différente. Le style choisi est toujours celui du dessin ce qui correspond bien à la série et permet de donner ce ton décalé si particulier à Borderlands et Battleborn.

Le jeu est graphiquement correct sans pour autant éclater la rétine mais la volonté d’être beau n’est pas la première pour ce jeu.

Cependant, mention spéciale pour les cinématiques d’intro et de fin qui sont tout simplement superbes, on se croirait dans un véritable dessin animé retro. Si Gearbox Software décide de se reconvertir, ils n’ont pas à chercher très loin, qu’ils se reconvertissent dans le dessin animé. On ne serait d’ailleurs pas contre une série animée sur Battleborn ou Borderlands avec l’esthétique de ces cinématiques.  

Les Boss sont toujours présentés de cette manière si spéciale, on ôtera cependant une description marrante du boss qui auraient pu rajouter encore un effet comique, mais rappelons-nous que nous sommes dans un nouveau jeu et pas dans Borderlands.

Enfin, vous pourrez modifier l’apparence de votre personnage avec des skins débloquables tout au long du jeu et de vos parties afin de donner à votre brutasse un look vraiment badass.

UN RPG VOUS AVEZ DIT ? PAS VRAIMENT...

Côté gameplay, Battleborn, à l’instar de Borderlands, est un mélange entre un FPS et un RPG tout en étant un Unreal like. Enfin, un RPG un peu spécial. On retrouve effectivement le système de loot avec les couleurs correspondant à la rareté de l’objet (plus certains loots spécifiques aux différentes factions) mais, parce qu’il y a un mais, leur utilisation est un peu spéciale. En effet, vous avez des ensembles de loots et dans chaque ensemble vous pouvez mettre 3 éléments de loot utilisables dans chaque mission. Et c’est là que ça devient marrant. Car chaque utilisation de votre loot en mission vous coûtera des crédits. Comme si on vous demandait de payer pour mettre une armure que vous venez de trouver dans un rpg normal. Bref, on oublie très vite l’idée d’utiliser son loot en préférant garder les crédits pour les tourelles et autres drones d’assistance que vous propose le jeu.

Heureusement le côté Unreal like rattrappe la chose et divers bonus sont répartis durant la mission afin de vous fournir plus de bouclier, de vitesse ou tout simplement pour vous redonner de la vie. Si je parle d’Unreal like c’est aussi parce que tout dans ce jeu vous fera penser à un Unreal Tournament ou même un Doom.

Le but se résume à être le plus bourrin possible, pas la peine de se cacher et surtout pas le temps de niaiser.

Vous aurez votre héro, ses armes, ses compétences et la mort comme seule alliée. Avant chaque mission vous aurez donc le choix de votre héro parmis les 25 débloquables mais, certaines missions ne sont pas adaptées pour certains Battleborn. Alors libre à vous de jouer la carte de la sécurité et prendre un autre Battleborn ou faire votre rebelle (ou votre renégat devrais-je dire) et tenter le tout pour le tout. Parfois ça fonctione, parfois non. On aurait pensé que tous les Battleborn sont égaux mais ce n’est pas forcément le cas et certains sont nettement avantagés (Montana pour ne citer que lui).    

Comme bon nombre de RPG, Battleborn possède un arbre de compétences appelé ici Système d’Helix. Ce système permet dans chaque niveau de level up jusqu’au niveau 10 et d’améliorer ses pouvoirs et ses armes. Les niveaux sont indépendants de chaque mission et de chaque partie en multi alors n’espérez pas avoir un haut niveau et pouvoir refaire la première mission les doigts dans le nez en espérant récupérer du loot plus facilement.

En plus de cet arbre de compétences, le système de progression hors partie/mission se découpe en deux parties. Le rang de personnage (compris entre 1 et 15) qui augmente à force d’user d’un personnage. L’augmentation de son rang de personnage ne le rendra pas plus fort (faut pas rêver) mais permettra de débloquer des skins pour votre personnage ainsi que de nouvelles compétences pour l’hélix.

De l’autre côté, il y a le rang de commandement, ce qui correspond au niveau du joueur (attention le niveau ne correspond en rien au talent) et qui vous permet de débloquer des titres et badges pour crâner en multi ou tout simplement pour gagner divers objets pour améliorer votre Battleborn de compet.

Deux problèmes viendront cependant ternir le fun que vous éprouverez, notamment lors de vos parties solo. La première, c’est la frustration. La frustration de recommencer chaque mission encore et encore parce que vous n’avez pas réussi à protéger votre objectif. Et bien sûr, cela serait trop facile de recommencer du dernier checkpoint. Cela rallonge donc la durée de vie du jeu (ou comme moi vous faire rage quit), car oui vous allez rater vos missions les premières fois, et pas forcément parce que vous êtes mort. 

Enfin, la seconde c’est le timer. Un timer… Il s’agit d’un temps de serveur de 2h attribué à chaque joueur pour compléter sa mission. Le temps est largement suffisant et cela permet de ne pas surcharger les serveurs mais il aurait été tellement plus simple de mettre le solo sur des parties solo et non pas en ligne car ce timer va vous frustrer, en particulier si vous devez vous absenter pendant un moment et que vous revenez alors qu’il ne vous reste presque plus de temps. Surtout qu’il faudra alors recommencer la mission du début et quand on sait le temps des missions, cela peut décourager (allez hop deuxième rage quit).

Les missions ont une durée plutôt longue d’environ 40 minutes par mission (voire plus selon la mission (et selon votre skill)) et sont au nombre de 8 ce qui peut sembler peu mais la difficulté est présente par moment alors Battleborn possède juste ce qu’il faut pour donner envie d’arriver au bout sans pour autant lasser le joueur même si les objectifs sont souvent répétitifs. (Essayer de ne pas mourir, mourir quand même, protéger un objectif, rater la mission à cause de cette objectif, recommencer).

Enfin, le jeu se dote d’une aplication compagnon (Battleborn Tap), comme beaucoup d’autres jeux désormais. Vous ne pourrez passer à côté puisque le jeu vous ouvrira une grande fenêtre pour vous en faire la promotion la première fois que vous ouvrirez le jeu. Libre à vous de la télécharger ensuite pour tenter de récolter divers atouts pour le jeu.

SI VOUS PRODIGUIEZ DES CONSEILS A VOS AMIS ? MAIS QU'EST-CE QUE J'EN SAIS, TUEZ-LE !

Battleborn comme tous les RPG peut se jouer en CO-OP. Ici pas de CO-OP limitée à 2 ou à 4 mais bien à 5 joueurs. La seule limite de 2 est si vous jouez en local ou en split-screen, ce qui est normal me direz-vous.

S’offre ensuite à vous le choix de la campagne ou du multi et là Gearbox Software a pensé à vous puisque vous pouvez directement lancer la partie (campagne ou multi) en privée pour ne pas être dérangé par d’éventuels noobs.

Certaines missions s’avèreront sans doute plus simples en CO-OP, notamment la mission 4 lorsque les ennemis apparaissent à l’infini ce qui peut poser problème en solo. Et puis avouons le, tuer de l’asservi à plusieurs c’est tout de même plus marrant.

VOUS ALLEZ MOURIR ET OUI, OUI ÇA VA ÊTRE FUN

Vu le titre on pourrait penser que je vais parler de la difficulté mais non, je vais tout simplement parler de l’humour très présent dans Battleborn. Même si certains ont des répliques plus drôles que d’autres (notamment Isic qui est en quelques sortes le ClapTrap du jeu niveau humour), chacun y va de sa petite réplique qui donne le sourire. Et les voix contribuent à cet effet comique du jeu notamment avec Marquis, son accent allemand et sa promotion du capitalisme et la haine des pauvres ou encore Boldur, le nain à l’accent russe qui aurait pu jouer dans Lord of the Rings.

Et pour accentuer le côté « On se prend pas au sérieux » de  Battleborn, il y a un système de provocation. Cela ne sert absolument à rien, mis à part peut être humilier un adversaire après l’avoir tué avant de vous faire vous-même tuer parce que vous avez souhaité utiliser votre provocation et faire votre malin.

Mais c’est bon enfant et ça fait du bien et souvent cela sert à compenser les petits défauts du jeu.

VIVRE ENSEMBLE OU MOURIR SEUL

C’est en multi que le choix des Battleborn s’avère décisif. Ici, le choix se portera plutôt en fonction de votre style de jeu. En effet, si dans le solo, être bourrin c’est la vie, en multi votre force se fera surtout grâce à vos compétences spéciales et votre arbre de compétence. Ici, seul votre skill fera la différence.

Il y a 3 modes multi dont 2 qui étaient déjà disponibles pendant la beta. Vous vous direz que c’est peu et vous n’avez pas entièrement tord mais ce jeu est avant tout pensé pour la CO-OP et il y a donc moyen d’avoir de belles parties de plaisir. 

Les modes multijoueurs sont atypiques même si on retrouve des similitudes avec des modes connus.

Incursion

Se battre contre l’IA tout en essayant de détruire la base adverse.

Destruction

Les deux équipes de Battleborn s’affrontent dans des combats épiques pour la capture d’objectifs. Un mode semblable à de la domination.

Fusion

Enfin, fusion est le dernier mode de jeu du multijoueurs de Battleborn. Ici, vous conduisez vos sous-fifres vers une mort certaine. Le but est d’avoir le plus de sous-fifres sacrifiés dans l’incinérateur au centre de la map. Un concept nouveau et totalement déjanté comme seul Gearbox Software sait le faire.

Chaque mode est en 5 V 5 ce qui permet, si vous avez 9 amis, de faire de belles parties à plusieurs. Et si vous n’avez pas d’amis, vous pouvez toujours vous rabattre sur le multi public mais il faudra alors être patient car l’attente est parfois très longue.

Cependant, si vous avez la chance de pouvoir rejoindre une partie, pas question de rage-quit en cours car Gearbox a pensé à tout. Si vous quittez une partie en plein combat, vous ne pourrez rejoindre une autre partie que celle que vous avez quitté. Cela veut donc dire qu’il est également impossible de changer de mode de jeu. Un petit peu embêtant certes mais au moins cela force tout le monde à rester dans la partie.

Enfin, l’arbre de compétences reste le même que pour le solo. Il faudra donc bien se cacher pour augmenter ses compétences et cela promet des matchs très intéressants puisque les joueurs deviennent plus forts (en théorie) au fur et à mesure de la partie.

Les plus

  • Les cinématiques en dessins animés
  • L’appli compagnon
  • Les compétences uniques
  • Les brutasses adaptées à tout style de combat
  • L’humour
  • L’esthétique
  • Isic
  • Un large choix de brutasses
  • Les provocations (même si ça ne sert à rien)
  • Un gameplay qui change
  • L’arbre de compétences

Les moins

  • L’obligation d’être connecté pour jouer en solo
  • Quelques petits bugs de collisions
  • Parfois plus adapté pour la CO-OP
  • Ce p****n de timer !
  • Les temps d’attente en multi
  • Devoir recommencer TOUTE la mission à l’échec d’un objectif
  • Le stuff qui coûte de l’argent pour l’utiliser
15

Battleborn n’est pas exempt de défauts mais il est tout de même fun à jouer. On aurait espéré un solo moins frustrant et un multi un peu plus conséquent, de ce fait on ne sait pas trop si Battleborn est plutôt tourné vers le solo ou le multi alors disons qu’il est centré sur la CO-OP. Battleborn a su prendre ce qui marchait de Borderlands, à savoir l’humour mais aurait du prendre d’avantages l’exemple sur son grand frère notamment au niveau du loot et l’obligation de payer pour l’utiliser. On ne peut s’empêcher de comparer les deux et Battleborn se doit de trouver encore sa marque de fabrique. Cependant, si on le compare à son concurrent Overwatch, celui-ci a le mérite de proposer une campagne jouable en solo et donc le jeu n’est pas full multi même s’il y a l’obligation d’être connecté, ce qui reste un des gros points noirs des jeux d’aujourd’hui. Ce qu’on peut désormais se demander c’est : A quand un Battleborn X Borderlands ?

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