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Test Tom Clancy's The Division : Addictif à souhait

Dans Tests par Curry, le 28 Mars. 2016 à 17:10

Tom Clancy's The Division est sorti sur PS4, PC et Xbox One. Revue Multimédia vous propose le test du dernier titre d'Ubisoft.

Extremis Malis Extrema Remedia

The Division s’ouvre sur une cinématique d’introduction en live action suivi d’une autre cinématique en images de synthèse. On nous explique un peu plus l’origine du virus et son évolution via des flashs infos. Le jeu vous donnera l’opportunité d’incarner un agent de la Division. C’est une organisation qui est contactée quand toutes les autres structures de protection publique ne peuvent plus garantir le bon fonctionnement du gouvernement. La raison ? Lors du Black Friday, un virus a été répandu sur les billets dans le but de propager un fléau qui donne la variole aux personnes contaminées. Vous l’aurez compris, la menace est terroriste et le but de l’histoire est de remonter à la source de ce chaos et trouver la personne derrière une telle catastrophe biologique.

Passée cette introduction haute en couleur, vous pourrez activer votre agent et le façonner à votre image. Ne vous attendez pas à grand chose. La customisation de votre personnage n'est pas aussi complète que dans Fallout 4 - un exemple parmi tant d'autres. Il y a des skins pré-existants dont ceux de la beta. Vous pouvez ensuite lui ajouter une coupe de cheveux, des cicatrices, tatouages, marques de guerre et piercings ainsi que des accessoires comme des boucles d’oreilles ou des lunettes. Une déception donc puisqu’une fois dans la partie vous pourrez constater que de nombreux agents se ressemblent. Même les vêtements sont identiques. Dommage !

Une fois la création de votre personnage terminée, vous êtes lancés dans l’arène. Et l’arène, c’est New-York. La ville est dans un état apocalyptique après les événements du Black Friday. La mégapole américaine est devenue un immense champ de bataille. Lors des premières minutes, vous avez le droit à un court didacticiel, puis vous êtes amenés à vous rendre à la planque. Vous vous trouvez à Brooklyn et vous devez réaliser trois missions secondaires ainsi qu’une mission principale avant d’arriver à Manhattan. Cette phase sert essentiellement à vous familiariser avec les commandes et l’interface avant de rentrer dans le vif du sujet.

NEW-YORK : VILLE VICTIME

The Division est TPS A-RPG, un jeu de tir à la troisième personne. Le nouveau titre d’Ubisoft à des composantes d’RPG dans le sens où vos quêtes principales et secondaires vous rapportent des points d’XP qui vous permettent de faire grimper votre niveau. Au delà de ça, vous avez également la possibilité de personnaliser votre personnage en modifiant son apparence, mais seulement les vêtements. Le plus important réside sans doute dans la possibilité de moder votre équipement et de crafter vos armes en utilisant les schémas que vous gagnez lors des missions.

Votre agent évolue donc à New-Yorkaise. La mégapole est divisée en plusieurs zones. Chacune nécessite que votre agent soit à un certain niveau pour pouvoir la parcourir sereinement. Des fourchettes de niveau sont donc annoncée lors de votre arrivée dans chaque quartier. On vous conseille d’en tenir compte pour ne pas vous faire atomiser comme un moustique. Dans ces quartiers se trouvent des planques qu’il faut débloquer. Vous pouvez y stocker vos armes, mods et équipements dans une malle qui vous sert de réserve. Acheter du matériel flambant neuf et demander des rapports pour localiser les missions secondaires de la zone où vous vous trouvez.

Mais le gros avantage de ces QG’s est la possibilité d’effectuer des voyages rapides. New-York est une ville immense. Parcourir la map devient vite embêtant si vous n’êtes pas à la recherche de collectibles et aucun véhicule n’est disponible pour diminuer ces longs trajets. Ubisoft a donc eu la bonne idée d’intégrer ces voyages rapides mais à la seule condition de découvrir des zones pour y être autorisé. Il faut bien profiter de la modélisation réussie de la ville qui ne dort jamais. Une map répartie sur trois niveaux puisqu’au delà de la découverte de la ville au sol, il nous est possible de sillonner les galeries du métro et d’arpenter les toits des bâtiments. Il est néanmoins frustrant de voir certains bâtiments impressionnants mais de ne pas pouvoir les visiter.

FAUT TROUVER TA VOIE MON P'TIT

Votre aventure sera énormément tournée vers la planque principale du jeu. Celle-ci vous sert de HUB et c’est à l’intérieur que votre progression va avoir lieu. C’est un immense repère et le point de départ de votre conquête de New-York. Ce quartier général est composé de trois ailes qui représentent également une classe de compétence dans laquelle vous pouvez vous spécialiser.

  • L’aile médicale : À choisir si vous voulez être le médecin de votre équipe. Permet de régénérer votre santé et de soigner vos camarades lorsque la situation est critique.
  • L’aile sécurité : Concerne principalement l’armement. Si vous aimez foncer tête baissée comme un bourrin, cette classe de compétence est ce qu’il vous faut.
  • L’aile technologique : Elle est conseillée aux techniciens. Celui qui reste en retrait mais qui doit faire beaucoup de dégâts.

L’évolution de ces ailes est représentée par des zones sinistrées dans votre QG que vous pouvez restaurer en utilisant des points de compétences que vous aurez durement acquis lors de vos missions. D’ailleurs, les missions sont liées aux classes de compétence et les points gagnés sont donc différents en fonction de chaque aile. Ce qui vous laisse le choix de vous concentrez sur une aile et de délaisser les autres. Un choix bien vu de la part des développeurs. Malgré tout, vous n’êtes pas obligé de vous cantonner à une aile seulement. Vous pouvez basculer d’une compétence à l’autre quand bon semble. Une option très pratique car le jeu en solo ou en équipe s’aborde d’une façon totalement différente. Lors de l’amélioration d’une aile vous débloquez des talents et bonus liés à la compétence de l’aile que vous pouvez assigner à votre agent. Cela vous permet de développer une des trois branches de votre personnage qui sont la santé, les dégâts ou la puissance de la compétence.

Les missions principales de The Division sont d’une durée correcte mais le niveau est beaucoup plus corsé lorsque vous tentez de les jouer en mode "Difficile" ou "Expert". Les ennemis sont beaucoup plus coriaces et vous donnerons du fil à retordre. On déplore seulement une IA à côté de la plaque. À part les Rioters et les Cleaners qui se lancent sur vous - que vous pouvez éloigner avec les tourelles -, il vous suffit de trouver un spot sûr et de vous acharner sur eux.

Vous aurez à faire face à différentes factions ennemis.

  • Les cleaners (nettoyeurs) : ils partent du principe qu'il faut tout brûler pour détruire le virus
  • Les Rioters (casseurs) : ils volent pour survivre
  • Les Rikers, évadés de Rikers Island : ce sont des taulards qui veulent reprendre New York
  • Last Man Bataillon (LMB) : Groupe militaire privé engagé au début de l'épidémie par Wall Street pour protéger leur biens. Maintenant le LMB veut reprendre New York et créer un nouvel ordre mondial

Certains gunfights pourront s’avérer compliqués. La JTF, qui est une coalition de policiers, médecins, gardes nationaux qui cherche à reprendre New York avec l'aide de la Division, est censée vous aider. Mais on vous le dit de suite, leur soutien est inutile. Ne comptez que sur vous et les membres de votre groupe.

Le contenu est loin d’être ténu. The Division saura vous tenir occupé. D'une part car vous aurez la volonté de toujours avoir le meilleur stuff possible. D'autre part car vous aurez à coeur de ramasser les 283 collectibles si vous avez l'âme d'un explorateur. Mais ce qui rend The Division si condensé, c’est ce qui se trouve dans votre inventaire.

  • Les armes : Vous avez la possibilité de choisir une arme principale, une arme secondaire et une arme de poing. Et vous serez toujours en quête de l’arme possédant le plus de DPS.
  • Les mods : Des améliorations pour vos armes et équipements qui permettent de faire évoluer leurs caractéristiques (portée, précision, recul, etc…). Ces modifications influeront également sur les trois branches santé, dégâts ou puissance de compétence.
  • Les équipements : Il s’agit du matériel porté par votre agent. Un masque, un sac à dos, une armure, un holster, des gants et des genouillères. Si les caractéristiques des branches ne vous conviennent pas, vous pourrez toujours les recalibrer à l’atelier de la planque principale. Mais c’est une amélioration à débloquer dans l’aile technologique.
  • Apparence : Possibilité de distinguer votre agent des autres en lui assignant de nouveaux vêtements. On parle ici d’un chapeau (casquette, bonnet), d’une veste, d’un pull (chemise, marcel thermique, etc…), d’un pantalon, d’une écharpe, et des chaussures. Mais vous ne pourrez pas lui enlever les lunettes, tatouages ou cicatrices que vous lui avez donné lors de sa création. Il convient de le préciser.

DARK ZONE : JE SUIS LA LOI

La Dark Zone c’est la zone la plus contaminée de New-York et sans doute la meilleure idée du studio pour The Division. les agents s’y rendent car c’est là que se trouve le meilleur stuff de New-York. Vous avez un inventaire d’une capacité de six emplacements qu’il est possible d’incrémenter grâce aux améliorations des ailes. Une fois que vous êtes satisfait de votre butin, vous pouvez demander une extraction. Un hélicoptère se rend à la zone demandée et vous pouvez y évacuer votre matériel.

Malheureusement un problème se pose. Seuls quatre agents peuvent envoyait leur trésor au QG. Et d’autres agents vont vouloir vous défaire de ce que vous avez obtenu à la sueur de votre front. La zone d’extraction se transforme alors en zone de guerre. Sachez que si un agent de la Division est amené à tirer sur un autre, il obtient le statut de Renégat. Il vous arrivera souvent de le faire mais par mégarde. Un décompte est alors lancé avant que vous puissiez retrouver votre statut d’agent. Mais si vous tirez de nouveau sur un agent, le décompte augmentera.

On avait déjà pu mettre les pieds dans la Dark Zone lors de la bêta fermée. Mais celle de la version finale est bien plus punitive. On vous conseille donc déjà de monter en niveau avant d’y mettre les pieds. car soyons clairs, vous n’aurez aucune chance ! Dans la Dark Zone, la monnaie et l’XP sont différents de l’extérieur. Vous monterez en grade mais pour chaque décès, vous perdrez de l’XP et du crédit.

L’UNION FAIT LA FORCE

Jouer à The Division nécessite une connexion internet obligatoire. Au premier abord, cela pourrait en rebuter plus d’un, à l’instar des remontées négatives qu’a connu EA avec Need For Speed. Mais The Division a le net avantage de se jouer en coop et par conséquent le net est nécessaire. Toutes les missions peuvent se jouer en coopération et on vous conseille clairement de les aborder de la sorte. The Division prend tout son sens en multijoueur. Il vous suffit de créer un groupe depuis le menu d’options et d’en choisir la confidentialité. Seuls trois autres joueurs peuvent se joindre à vous. Le hic c’est que si l’un de vos coéquipiers est à un niveau supérieur au vôtre, alors les ennemis sont calibrés à son niveau. Pour peu que la différence de niveau soit élevée, la mission devient vite un enfer et vos balles ne sont d’aucune utilité. Vous passez donc votre temps à couvert, récoltant l'XP de vos amis qui sont au front.

UPLAY

Ubisoft a aussi trouver le moyen de récompenser les participants des bêtas ouverte et fermée. En vous rendant sur la plateforme Uplay, vous pourrez vous offrir des tenues, des mods de skin et d’autres contenus exclusifs à The Division. Et cela en dépensant les points que vous aurez gagnés dans les autres titres de la licence. Une façon maligne de plus pour faire parler du Uplay.

LE FANTÔME DE L’E3 2013

Vous voyez l’image ci-dessus et bien c’est exactement pas comme ça dans le jeu. C’est graphiquement correct pour un multi mais on reste sur notre faim après les démonstrations techniques que l’on a pu nous offrir lors de l’E3 2013. Encore une douille sauce Ubisoft mais moins hardcore que Watch Dogs. Même si graphiquement le jeu ne nous a pas totalement convaincu, faute à des textures fades et plates, il faut reconnaître qu’Ubisoft a réalisé un travail de forcené sur la direction artistique. Le moteur Snowdrop, présenté en 2013, met en avant la lumière, la fumée, la gestion de la météo dynamique et les répercussions sur le décor. De ce fait, The Division nous plonge dans l’ambiance de manière magistrale. Le jeu en devient vite addictif au point que beaucoup d’entre vous se prendront pour de réels agents de la Division.

Les vidéos de présentation montrées dans les conventions marquaient par le nombre de détails présents dans les boulevards. Les rues de New-York sont bien plus encombrées que dans la bêta. On retrouve plus de véhicules abandonnés et de détritus. Cela est un peu plus fidèle à ce que l’on pouvait voir dans les dites vidéos.

Ce qui porte préjudice à l’aspect artistique de The Division, c’est le popping dont il souffre. À peine le jeu lancé, c’est le problème qui est exposé. Un problème dont sont victimes pas mal de titres et qui ne nuit heureusement pas au plaisir que procure le nouveau titre d’Ubisoft.

On finira par dire que la direction artistique de The Division est ponctuée par une bande son qui sonne juste. Un mélange de mélodies et de bruits d’ambiance qui nous rappelle ce qu’avait insufflé Joseph Kosinski dans Tron Legacy.

Tom Clancy's The Division est sorti le 8 mars 2016 sur PS, PS4 et Xbox One.

Les plus

  • L’ambiance
  • La Dark Zone
  • Contenu dense
  • Arpenter les rues de New-York
  • La bande son
  • La coop
  • Craft, Mod, Recalibrage
  • Peu de chargement

Les moins

  • L’histoire trop décousue
  • Les graphismes (j’ai pas digéré l’E3 2013)
  • Répétitif
  • Personnalisation du perso
  • IA épave
  • Peu de population, rues vides
16

Avec The Division, Ubisoft frappe fort en ce début d’année. Le studio français nous offre un jeu au contenu dense qui saura très vite se rendre addictif. Malgré la durée de vie étendu du jeu, les missions se révèleront un peu répétitives. Vous pourrez cependant prendre un peu plus votre pied en jouant en coop avec vos amis car le jeu perd vite son intérêt en solo. Le jeu se fait aussi rattraper par la vidéo démo dévoilée à l’E3 2013. Les graphismes ne sont plus les mêmes et beaucoup en voudront à Ubisoft. Après Watch Dogs ça fait beaucoup. Néanmoins, le studio se rattrape avec un direction artistique vraiment top et qui plus est, la possibilité d’arpenter les rues enneigées d’un New-York apocalyptique.

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