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Test Assassin's Creed Syndicate : L'opus du renouveau ?

Dans Tests par Quarym, le 19 Nov. 2015 à 15:24

Après la Révolution Française à Paris de Assassin’s Creed Unity en compagnie d'Arno Victor Dorian, nous voici cette fois-ci à Londres à l'époque Victorienne.

De Paris à Londres

Unity avait été plus une révolte qu'une révolution l'année dernière. Beaucoup d'évolutions pour la série, comme une aire de jeu optimisée, une difficulté mieux gérée, un gameplay aux petits oignons, des missions plus ouvertes et permettant d’ouvrir plusieurs opportunités afin d’appréhender la situation.

Mais voilà, tout n'était pas rose dans ce Unity, à commencer par une réalisation à deux facettes. Artistiquement, certes, c'était magnifique, la modélisation du Paris de la fin du XVIIIe siècle était splendide, mais le jeu était truffé de bugs, ce qui était relativement gênant.

Fort heureusement, des patchs de la part d’Ubisoft avaient fait leur apparition afin de proposer un meilleur confort de jeu.

Pour conclure brièvement sur ce Unity, qui a été le premier Assassin's creed nouvelle génération, cette épisode n'a pas atteint les sommets qui lui étaient destinés, mais nous a prouvé qu'avec un peu plus de patience et de temps de développement, Ubisoft pourrait remettre sa série sur de très bon rails. C'est d’ailleurs sur ceux de Londres que je vous emmène pour ce nouveau volet des Assassin's Creed sous titré Syndicate.

Good Morning London

Nous voici à Londres en 1868 durant la Révolution Industrielle en compagnie non pas d’un assassin, mais de deux assassins ; Jacob et Evie Frye, deux jumeaux de la Confrérie, et que dire… comme dans le Paris de Unity, au niveau graphisme, Syndicate retranscrit parfaitement l'atmosphère de l'époque.

C'est très beau. Entre les effets d'ombres et de lumières, les changements de climats, les environnements, les personnages : bref tout a été mis en place pour nous immerger dans le jeu. Il reste cependant moins beau que son prédécesseur Unity, et aussi moins impressionnant, surtout concernant le peu de monde à l'écran, en comparaison avec les immenses foules qu'il y avait sur Unity.

Le fiasco du jeu inachevé de Unity a été évité avec Syndicate, mais on trouve toujours des petits bugs par ci par là. Les textures sont moins belles, la profondeur de champ est moins importante que sur Unity. Globalement, les graphismes sont ceux de Unity mais en moins impressionnant, tout en restant convenables heureusement.

Gran Theft Calèche 

Là où l’on remarque la différence entre Syndicate et Unity, c'est principalement dans le Gameplay, avec quelques nouveautés qui rafraîchissent, sans révolutionner la série. On commence par la nouveauté de cette épisode, le grappin qui, à première vue, n'apporte pas grand-chose, mais qui au final s'avère être un allié de taille pour arpenter les larges rues de Londres.

Et oui, contrairement aux rues étroites de Paris, celles de Londres sont très larges et les bâtiments sont très éloignés. Voilà pourquoi est né le grappin, qui permet donc à nos assassins de se mouvoir avec plus de fluidité et de facilité.

Je dois avouer que j’ai plus eu l'impression de jouer à Spider man qu'a un Assassin's creed par moment. Grace au grappin la mécanique bien huilé des Assassin’s creed à radicalement changé : tout est beaucoup plus facile avec lui. Déjà, le blasphème numéro 1 qui est l'essence même de la série a été violé en 2 secondes : grimper en haut d'un point d'observation était jouissif à l'époque, mais maintenant avec l’aide du grappin, en 2 secondes nous voici au sommet.

Plus cheater que lui tu meurs, bref tout devient plus facile avec son utilisation, et cela combiné avec l'IA éclatée des ennemis, c'est parti pour des cache-cache rigolos avec Spider man. Trèves de plaisanterie, l’instauration de ce grappin est une très bonne idée, mais la loi de la physique aurait au moins pu être respectée. Mais je pardonne, nous sommes dans un jeu. C’est comme le saut de l’ange, qui était déjà exagéré, mais tellement classe.

Autre nouveauté, les calèches et carrosses sur lesquels Ubisoft ne pouvait faire l'impasse. Qui dit terrain de jeu plus grand, dit moyens de transport en conséquence (sans compter la téléportation rapide). Quand on dit Open World, il ressort plus souvent le titre de Rockstar GTA qu'autre chose. Ubisoft a craqué et nous propose son petit GTA de l'époque Victorienne.

Si ça s'arrêtait là j'aurais dit ok, c’est pas mal, mais Ubisoft impose ces phases, qui sont totalement ratées, bugées, physiquement impossibles et, mon dieu, même les chevaux des 4 cavaliers de l'apocalypse seraient morts depuis longtemps en arpentant les rue de Londres. C’est franchement horrible, on a l'impression de faire une course de Pod racer dans Star Wars tellement les calèches ont l'air légères. Aucune optimisation, et on en revient toujours au manque de temps de développement : 1 an entre chaque épisode c'est vraiment trop court.

Revenons-en à nos Pod racer… euh calèche. Certes, courir dans les rues de Londres prend du temps et l’apparition de ces calèches est une bonne idée. Comme pour le grappin, ça permet de fluidifier les mouvements et surtout d'aller plus vite. Mais je ne vous parlerai pas des courses de calèches véritablement pitoyables...

Assassin désynchronisé ?

Parlons un peu du gameplay, qui a quelque peu évolué depuis Unity. Ça reste toujours brouillon, mais finalement on s'y fait.
De petites nouveautés ont été intégrées, comme déplacer des cadavres, ou même capturer des ennemis.

Les combats, quant à eux, ont été modifiés un chouia, cela grâce aux combats rapprochés (pour les connaisseur du CQC de Metal Gear Solid, pareil mais en version Charlie Chaplin). En effet, petit nouveauté, on peut voir le niveau des ennemis en activant la vision de l'aigle. Au passage, la vision d’aigle est totalement cheater, donc si vous vous attaquez à un ennemi de niveau équivalent ou inferieur, tout se passe normalement, deux ou trois coups par ci par là et c’est terminé.

En revanche, si vous vous attaquez à un ennemi d'un niveau supérieur, là c’est la comédie de l'année : préparez-vous à faire la même chose pendant une dizaine de minutes, des combats répétitifs, je vous laisse imaginer...

Gang Of London

Assassin's Creed Syndicate est divisé en 3 partie distinctes : Jacob, Evie, Londres. Pour faire court, Jacob pour son entêtement à vouloir tout combattre et faire tomber le gang de Starrick ; Evie, qui suit sa quête de l'artéfact ; enfin la conquête de Londres.

Si la quête d’Evie est pour moi celle qui se rapproche le plus d'un jeu Assassin's creed, je trouve que Jacob n'a rien à faire dans un jeu estampillé Assassin's creed. Il n'a ni la classe ni la tête d'un assassin digne de ce nom. A propos de la conquête de Londres, cela concerne en fait les missions annexes, qui sont l’infiltration d'une zone pour tuer ou capturer la cible concernée, les autre quêtes annexes qui consistent à libérer des enfants prisonniers qui travaillent pour les ennemis, et encore bien d’autres.

Copiez collez ces quêtes annexes à toutes les zones du jeu, mélangez le tout et vous obtiendrez la recette de la répétitivité à l'état pur. Réussir ces quêtes vous permettra de conquérir la zone, et au passage de permettre à des PNJ de combattre pour votre gang, qui pourront être utilisés pour des missions.
On pourra aussi améliorer notre gang et avoir accès à plusieurs nouvelles aptitudes, débloquées dans l'arbre de compétences au fur et à mesure du jeu grâce à l'argent et aux XP.

Le hic, car oui il y a toujours un hic, c'est que cet argent et ces points d'XP pourront aussi être utilisés sur nos jumeaux. Et vu la répétitivité des quêtes annexes, mieux vaut vous concentrer sur les compétences d’Evie et de Jacob, qui en auront grandement besoin au cours des missions principales.

Y aurait-il un scénariste dans le train ?

Concernant le scénario, ce n'est absolument pas le point fort du jeu, loin de là, c’est plutôt le vide intersidéral. Pour résumer, c'est l’histoire des jumeaux Evie et Jacob, devenus assassins par je ne sais quelle magie, dont l’un est un psychopathe de la bagarre.

Les méchants contre les gentils, oui mais pourquoi sont-il méchants ? Ne me répondez  pas " parce que !"de la pub Orangina sanguine de l'époque. Car oui, j'ai résumé le scénario en un combat entre le bien et le mal : avec une intro et un finish éclatés, les développeurs n'auront pas réussi à nous pondre une histoire convaincante et logique dans la trame habituelle des Assassin's creed.

C’est ni plus ni moins l'épisode le plus vide de la série sur le plan scénaristique.

Assassin's Creed Syndicate Test Vidéo sur PS4

Les plus

  • Duo d'assassin
  • Bande son magnifique
  • Londres sublime
  • Evie quel beauté, quel classe, je t'aime
  • Le grappin et les calèches...

Les moins

  • Mais la physique improbable
  • Jacob
  • Long à démarrer et la fin LOL
  • Répétitif et scénario WTF
  • IA toujours aussi naze
  • Multi où-es-tu ?
14

En conclusion, avec son triple AAA, Ubisoft nous livre une triple aventure qui, certes, n'est pas parfaite, mais qui au final nous transporte a son rythme dans ce Assassin's creed Syndicate. L'essentiel est que l'on prend du plaisir à jouer malgré quelques imperfections, mais voilà rien n'est parfait dans le monde d'Ubisoft. Et c'est bien dommage, car avec plus d'écart entre chaque épisode, je suis sûr qu'on aurait droit à un grand jeu Assassin's creed digne de ce nom. Fans d'Assassin's Creed, foncez, sinon abstergo vous.

Sujets : Assassin's Creed Syndicate Assassin's Creed Ubisoft AC Syndicate PS4 Xbox One PC

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