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Critique Le Labyrinthe : La Terre Brûlée : Une suite explosive

Dans Critiques par Curry, le 07 Oct. 2015 à 20:52

Le Labyrinthe : La Terre Brûlée est désormais en salles. Après un premier épisode réussi, la suite en fait de même. Voici notre critique.

Attention : Cette critique peut contenir des spoilers minimes relatifs au premier film. 

Wes Ball revient avec Le Labyrinthe : La Terre Brûlée. Après un premier film qui a dépassé les attentes du studio, le jeune metteur en scène se devait de garder la barre haute afin de contenter les attentes du public. The Scorch Trials (nom original) est le second tome de la série de livre « L’Épreuve » créée par James Dashner. Voici ce que nous avons pensé de ce deuxième épisode.

Une suite mais un film différent

Tout d’abord revenons sur les événements du premier film. Après avoir passé quelques jours dans Le Labyrinthe - et même plusieurs années pour certains - Thomas (Dylan O’brien) et les blocards ont réussi à s’échapper de celui-ci. Malheureusement, ils ont vite compris que ce qu’il les attendait dehors serait sans doute bien pire. Une fois sur La Terre Brûlée, lui et les blocards sont évacués par des hommes armés jusqu’au dents. Ceux-ci prétendent être des ennemis de WCKD et semblent être en mesure de les mettre en sécurité. Cependant certaines révélations les pousseront à s’aventurer sur la terre désolée à la recherche de la vérité concernant WCKD. 

La principale force du premier volet résidait dans le mystère du Labyrinthe. On attendait impatiemment de savoir ce qui se cache derrière les murs. Une curiosité qui amplifiait la tension et donnait au film une dimension claustrophobe. Forcément dans La Terre Brûlée cette sensation n’en est que diminuée. Un point négatif certes mais aussi positif. Puisqu’à présent on est perdu dans l’immensité d’une somptueuse terre sèche et aride sans savoir vers quelle direction s’orienter. Malgré l'atténuation de cette tension liée au mystère du labyrinthe, le film compense par un visuel de qualité et une ambiance prenante. On a bel et bien affaire à une suite directe mais La Terre Brûlée semble être un tout autre film et ce pour notre plus grand plaisir. Wes Ball s’est assuré d’éviter de tomber dans le recyclage.

The Scorch Trials Le Labyrinthe La Terre Brûlée

Un casting en demi-teinte

Ce qu’on veut dire par là, c’est que certains personnages déçoivent. D’une part à cause de leurs performances et d’autre car ils ne sont pas très en vue finalement. Je parle entre autres de Jorge (Giancarlo Esposito), Janson (Aidan Gillen) et Marcus (Alan Tudyk). J’ai placé beaucoup d’espoir dans les deux premiers car les personnages de Gus Fringe et Lord Baelish qu’ils interprétaient respectivement dans Breaking Bad et Game of Thrones m’ont particulièrement marqué. Même si on se doute que la plupart d'entre eux auront des rôles bien plus importants à jouer dans la dernière partie de la trilogie. Ce n'est finalement que partie remise. La seule qui attise notre curiosité malgré sa maigre présence à l’écran est Ava Paige (Patricia Clarkson). C’est à travers son personnage que Wes Ball place toutes les réponses manquantes aux questions que l’on est amené à se poser. 

Par ailleurs, quatre protagonistes se détachent du lot. Thomas (Dylan O’Brien), Newt (Thomas Brodie-Sangster), Minho (Ki Hong Lee) et Teresa (Kaya Scodelario). Ce sont les personnages principaux et c’est tout à fait normal me direz-vous. Mais il existe une certaine complicité entre eux qui permet à la machine de tourner à merveille. Le petit nouveau, Aris (Jacob Lofland) est très attachant et s’intègre parfaitement aux blocards. La surprise vient de Rosa Salaza, une actrice canadienne que je suivrais avec attention, elle interprète Brenda et se hisse à la hauteur de nos quatre héros avec facilité. 

The Scorch Trials Le Labyrinthe La Terre Brûlée Dylan O'Brien

Le respect des anciens

Wes Ball explore plusieurs thèmes comme l’amitié, l'union et le sacrifice. Ils sont au centre de l'intrigue et complètent les valeurs qui ont été inculquées aux blocards dans le labyrinthe. Des détails certes mais qui donne une certaine cohérence à la ligne directrice de cette saga. Outre les thèmes, ce sont par ailleurs plusieurs genres qui sont présentés. On navigue entre action, horreur et science-fiction. On nous tient en haleine avec un rythme soutenu et géré de main de maître. À une exception près... 

Le dernier quart de Le Labyrinthe : La Terre Brûlée souffre d’un manque de rythme considérable. C’est le plat total. On retrouve des personnages caricaturaux et des répliques déjà entendues maintes et maintes fois. J’avais plus l’impression d’assister à un épisode de série télévisée dans la veine de The 100. Ce qui nous amène à un cliffhanger de fin qui n’est pas aussi impressionnant que celui du premier film. 

Par ailleurs, cette suite vient appuyer un élément que j’ai apprécié dans Le Labyrinthe, les morts. Dis comme cela, ça peut sembler assez glauque. Pour être plus précis, j’affectionne très particulièrement le traitement réservé à ceux-ci dans la saga. On sent que les morts ont une importance aux yeux des blocards et que chaque vie perdue comporte son lot de tristesse. Mes respects !

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Un air de The Last of Us

Qu’on se le dise, la terre brûlée est étincelante de beauté. WETA Digital a fourni un travail de titan pour nous introduire ce monde post-apocalyptique. Surement un des plus saisissants que j’ai pu voir. On imagine aisément les années passées pour que le temps et la nature aient pu commettre de tels ravages. Et pour nous immerger un peu plus dans cette terre sèche et désolée, l’équipe s’est appuyée sur les mélodies envoûtantes de John Paseano. Car oui, la BO est une réussite selon moi. Peut-être pas la meilleure que vous aurez écoutée mais une partition qui se marie parfaitement au film.

La diversité des environnements visités contribuent aussi à éviter l’ennui. Seul le dernier lieu dans lequel nos héros se trouvent casse avec le reste car c’est le seul qui est non numérique. Une changement qui crée une certaine fracture avec le reste du film. Un autre élément nous empêche de décrocher, il s’agit des infectés. Car les personnes qui ont réussies à survivre sur La Terre Brûlée ont été contaminées par le virus braise. Une maladie qui les transforme en « zombies ». Les infectés sont rapides, agressifs et foutent les jetons à chacune de leur apparition à l’écran. Ils nous offrent des moments de tensions palpables. Leur apparence rappelle étrangement les coureurs dans le jeu The Last of Us et font exactement les mêmes bruits que les claqueurs. Un aperçu de la futur adaptation du jeu estampillé Naughty Dog ? On dirait bien.

Une chose est sûre, on attend impatiemment la dernière partie de la saga du Labyrinthe. On se donne rendez-vos le 15 février 2017 pour découvrir cet épilogue et connaître le plan de WCKD. En attendant vous pouvez toujours relire notre critique de Le Labyrinthe (The Maze Runner).

Le Labyrinthe : La Terre Brûlée : Bande annonce VOST

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Le Labyrinthe : La Terre Brûlée poursuit la saga initié en 2014 avec brio. Wes Ball réussi le pari de se hisser au niveau du premier volet avec une certaine aisance. Malgré un moment de flottement, il nous livre une suite explosive, au rythme effréné, menée de main de maître et servi par un casting qui fonctionne encore à merveille. "WCKD est bon !" On y croit et on en redemande. À voir sans hésitation.

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