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Critique Knock Knock : Pourquoi j'ai ouvert la porte ?

Dans Critiques par Curry, le 05 Oct. 2015 à 02:36

Knock Knock, le nouveau thriller horrifique d’Eli Roth est maintenant en salles. En vaut-il la peine ? Voici notre verdict.

Après The Green Inferno, Eli Roth nous livre son nouveau film Knock Knock. Un thriller tourné en huit-clos dans lequel il délaisse la chair au profit d’un film un peu plus psychologique. Eli Roth est coutumier de ce genre puisqu’il est l’homme derrière les deux premiers volets de la saga Hostel.

Toc, Toc. « Qui est là ? »

Commençons par exposer l’intrigue du film. Keanu Reeves campe le rôle d’Evan Webber, un architecte qui vit le rêve américain. Il possède une femme sublime et deux enfants. Tout semble leur sourir. Alors que sa femme et ses enfants sont partis en vacances à la mer, il se retrouve seul chez lui. Un soir deux jeunes femmes très attirantes toquent à sa porte et lui demande son aide. C’était sans compter sur les mauvaises attentions des deux diablesses. Le pitch est intéressant mais la manière dont il est exploité ne l’est pas. Rien que le fait que le film se déroule lors d’une soirée pluvieuse et orageuse lui fait perdre toute crédibilité. C’est cliché et prévisible.

C’est long, très long, trop long

Déjà lors de la scène d’introduction, je savais que j’allais m’ennuyer. Eli Roth nous lâche un long travelling pour nous faire découvrir l’immense maison d’Evan et de sa femme Karen, campée par Ignacio Allamand. Certes le plan trouve toute son utilité à la fin du film mais pour une mise en bouche c’est bien trop lent. Le pire c’est qu’on enchaine par 30 minutes de plat total dans lesquelles on découvre les deux femmes fatales qui nous lancent une tonne de répliques bourrées de sous-entendus sexuels. Au final, Knock Knock ne décolle jamais et paraît même interminable. Un comble pour un film de « seulement » 1h30. Je suis peut-être passé à côté du message que voulait faire passer Eli Roth mais le film cumule plusieurs plans poubelles qui s’avèrent inutiles. Tout ça pour vous dire que même Le Seigneur des Anneaux : Le Retour du Roi m’a paru plus court.

Knock Knock Lorenza Izzo Ana De Armas

Du sexe, du sexe et… du sexe

On ne va pas se mentir, la principale attraction de Knock Knock est le duo Genesis (Lorenza Izzo) / Bel (Ana De Armas). Qui pourrait résister au charme destructeur de ces deux sirènes ? On comprend vite pourquoi Evan (Keanu Reeves) a ouvert la porte. Cependant le film est assez déstabilisant et pas forcément dans le bon sens du terme. Car même si Knock Knock explore beaucoup le sujet du sexe certaines séquences vont assez loin et peuvent en rebuter plus d’un. Moi le premier ! Quelques répliques paraissent même tirées d’un film porno. La restriction au moins de 12 ans est un peu légère à mon goût. Ça méritait une interdiction au moins de 16 ans minimum. Alors certes les générations évoluent et on n’est plus en 1980 mais on vous conseille tout de même de ne pas aller voir le film avec n’importe qui.

Knock Knock Keanu Reeves

Un dénouement décevant

Knock Knock se déroule dans la maison d’Evan (Keanu Reeves) dans son ensemble. C’est avant tout Keanu Reeves, Lorenza Izzo et Ana De Armas qui habillent le film. Le problème c’est que les dialogues sont très pauvres. On tourne en rond et on entend continuellement les mêmes choses. Le seul objectif de ces femmes est de faire craquer Evan pour le manipuler par la suite. Chapeau pour leurs performances car quelques séquences demandent beaucoup de courage à tourner. On vous laisse découvrir les motivations de ce duo destructeur par vous mêmes. Par contre, le fait encore une fois de faire passer les hommes pour des prédateurs sexuelles ne ravira pas tout le monde. On nous expose à nouveau la pauvre morale qui présente les hommes comme étant "tous les mêmes » blabla blabla...

Ce qui est regrettable également c’est qu’Eli Roth nous plonge dans le psycho-horrifique seulement dans le dernier quart du film. Mon collègue MehdinhoElBarr, qui m’a accompagné, a retrouvé un petit côté Harley Quinn chez Bel et Genesis. Avant cela, Knock Knock se perd entre thriller et humour. On a du mal à comprendre les intentions du réalisateur ce qui nous empêche de rentrer dans le film.

Knock Knock : Bande annonce VF

9

Knock Knock aurait pu être un bon film mais Eli Roth s’est perdu en voulant explorer plusieurs genres à fois. Le film traîne en longueur et certaines scènes sont beaucoup trop osées. Pour conclure, Knock Knock nous livre un final décevant et véhicule une morale bien trop clichée. Aussitôt vu et aussitôt oublié.

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