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Critique Power 2014 : Penser comme un dealer, agir comme un businessman

Dans Critiques par noxo., le 06 Sept. 2015 à 02:50

On se retrouve cette fois-ci dans une nouvelle critique où on parlera d’une série qui a vu le jour en 2014 sur la chaîne Starz, j’ai nommé Power.

Power, c’est quoi ? C’est une série axée autour d’un riche businessman, James St. Patrick. Comme tout businessman qui se respecte, il a des choses à cacher et pas n’importe lesquelles. Mais avant d’entrer dans le vif du sujet, que diriez-vous de découvrir le synopsis et la bande-annonce officielle de la série ?

Synopsis

Propriétaire d’un nightclub new-yorkais très populaire, James "Ghost" St. Patrick entend développer son empire. Seulement sa double-vie à la tête d'un des réseaux de drogue les plus importants de la ville pourrait devenir un handicap. Vouloir mettre un terme à sa carrière de criminel risque de mettre en danger son mariage, sa famille et ses affaires.

Bande-annonce

Un casting à la hauteur

Power se dote d’un casting que je qualifierai d’excellent. Je me prononce rarement sur les castings des séries ou des films mais dans Power, j’ai particulièrement été surpris de la façon dont les acteurs jouent leur rôle. On ressent vraiment leur peine, leur haine ainsi que leur excitation. Ce que je vous propose c'est de faire un tour d'horizon des acteurs principaux de la série.

Omari Hardwick dans le rôle de James St. Patrick

Omari joue son rôle presque à la perfection. Elégance, intelligence, manipulation. Ce sont les trois mots que j’emploierai pour qualifier Jamie alias Ghost son nom de gangster. La façon dont il gère certaines situations peuvent en surprendre plus d’un, moi le premier. Vous me direz que j’exagère (et j’en suis conscient) mais sa façon de jouer me fait légèrement penser à Gus' dans l’inégalable Breaking Bad. Bien sur, il est beaucoup moins mystérieux mais il maîtrise son sujet du bout des doigts et croyez-moi, ça fait la différence.

Lela Loren dans le rôle d'Angela Valdez

S’il y a bien une actrice qui ne me laisse pas indifférent ces derniers temps, c’est bel et bien Lela Loren. Elle est tout simplement magnifique ! Elle utilise ses atouts avec élégance et nous fait ressentir ses émotions avec une facilité déconcertante. C’est pas sur-joué, c’est classe et elle réussi ici un joli coup en étant tout aussi importante que Jamie.

Naturi Laughton dans le rôle de Tasha St. Patrick

Connue pour avoir une très belle voix et des formes généreuses, Tasha en surprendra plus d’un au fil des épisodes. Elle se dévoilera à nous sous différents angles. D’abord physiquement puis psychologiquement, elle devra faire face à des choix difficiles qui pourront à la fois mettre en danger sa famille mais surtout son business.

Joseph Sikora dans le rôle de Tommy Egan

Je ne connaissais pas Joseph Sikora avant Power mais je peux vous dire une chose, c’est un acteur bourré de talent ! Il joue tellement bien qu’on a vraiment l’impression qu’il est sérieux. Il a ce petit truc en plus qui fait qu’on aime mieux les acteurs en second rôle qu’en premier rôle. Il est d'ailleurs un acteur clé dans cette série puisqu’étant le meilleur ami de Jamie, il est lié à toutes les décisions prises dans leur organisation. Rien ne se passe sans que Tommy et Jamie ne se soient mis d’accords quoique, au bout de quelques épisodes, les choses peuvent rapidement changer quand une femme s’immisce dans la vie d’un homme.

50 Cent dans le rôle de Kenan

Contrairement à ce qu’on pourrait penser, 50 Cent n’est pas qu’un simple guest comme on peut voir certaines stars apparaître le temps de 30 secondes dans certaines autres séries. Non non, c’est Curtis « 50 Cent » Jackson qui produit la série et il ne compte pas se cacher derrière la caméra. Il est bel et bien présent dans l’histoire et y tient un rôle très important.

Parlons de l'histoire

Qu’on se le dise tout de suite, cette histoire qui tourne autour de la drogue n’est pas comme tout ce qui a pu exister jusqu’à présent. Malgré que ce soit un sujet qui marche toujours, il faut impérativement que ce soit géré d’une très bonne manière pour réussir à séduire les téléspectateurs. Pour Power, la question ne se pose même plus, c’est validé, acquis et attendu avec impatience dans une troisième saison sur Starz.

Dès les premières minutes, on est directement plongés dans l’ambiance de la série. On commence par une arrivée du couple principal dans leur club super branché à New York puis on a droit à ce qu’il se passe en arrière plan, une première scène liée au trafic de drogue. Moins de dix minutes après avoir mis Play, on a déjà droit à notre première victime. Bon c’est qu’un mort après tout mais c’est amené très rapidement dans la série et c’est cette scène qui nous met la puce à l’oreille en nous annonçant que la série ne sera pas aussi calme qu’on peut le penser en lisant le synopsis.

Ne vous inquiétez pas, ce que je vous raconte là sont les 10 premières minutes de la série, elles ne gâcheront en rien le plaisir que celle-ci vous procurera tout au long de ces 18 épisodes. Je dis 18 épisodes car la première saison compte 8 épisodes et la seconde en totalise 10. Par contre, ce sont des épisodes de 55 minutes, autant vous dire que chaque épisode prend vraiment le temps de nous faire cogiter sur un grand nombre de points.

Un plaisir télévisé retrouvé

Là encore, Power fait fort puisque le plaisir procuré lors de ces deux saisons avait disparu depuis un long moment chez moi. Si je devais lister les séries qui m’ont procuré la même sensation, la liste serait rapide mais je ne vais pas me prononcer sur les noms de celles-ci pour ne pas créer de polémique. En attendant, je prends les paris qu’elle plaira à beaucoup d’entre vous, pour autant que vous ne soyez pas une âme sensible qui n’aime pas les scènes violentes et un peu (beaucoup ?) olé-olé.

Notons par ailleurs que la série joue énormément sur les ethnies. Comme pour chaque réseau de drogue, il faut des distributeurs. Comme souvent, chaque ethnie reste « fidèle » à la sienne et se procure leur cocaïne chez les leurs. Les blacks, latinos ou serbes sont bien séparés et on sent bien qu’une épée de damoclès est présente sur la tête de chaque acteur jouant un rôle dans le trafic de stupéfiants. On se doute bien que tous ne dorment pas sur leurs deux oreilles.

L’art de concevoir un générique

Un autre point sur lequel Power m’a surpris, c’est son générique. Celui-ci est entièrement conçu à l’aide de l’effet « miroir » (que je n’aime vraiment pas à la base). L’effet est géré d’une manière excellente et c’est ce qui fait que le rendu visuel est clairement réussi. La musique de 50 Cent - Big Rich Town quant à elle rend le produit final presque parfait. Entièrement en noir et blanc, les plans et éléments mis en avants en disent long sur ce qui nous attend et rien n’est laissé au hasard. Pour moi, il entre tout droit dans la liste des meilleurs génériques de séries télévisés.

15

Certains thèmes sont des valeurs sûres. Le sexe, le crime, la drogue. Power exploite ces thèmes avec une facilité qui pourrait déplaire à certains mais se rattrape par son très bon casting. Malgré ce qu’on peut supposer, elle réussira rapidement à vous maintenir derrière votre écran grâce à un équilibre entre les personnages et les situations gérés de manière quasi parfaite. C’est dans des séries comme celles-ci que la phrase « Keep Your Friends Close » prend tout son sens.

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