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Test Metal Gear Solid V : The Phantom Pain : MGS V has come to

Dans Tests par MehdinhoElBarr, le 01 Sept. 2015 à 03:04

Revue Multimédia vous propose le test écrit et vidéo sur PS4 de MGS V : The Phantom Pain qui sort le 1er septembre 2015 sur PS4, Xbox One, PS3, Xbox 360 et PC.

 Big Boss is back !

Big Boss is back

Tout d'abord plaçons l'histoire de Metal Gear Solid V : The Phantom Pain dans la chronologie des œuvres de Kojima, sans pour autant vous dévoiler des choses qui méritent d'être découvertes par vous-mêmes. L'action se déroule en 1984, soit neuf ans après l'attaque de la Mother Base et donc des Militaires Sans Frontières dans Metal Gear Solid Ground Zeroes, le prologue de MGS V qui est sorti en 2014. Big Boss qui est doublé par un Kiefer Shuterland plutôt moyen, se réveille donc de son coma de neuf ans dans un hôpital où on vous laisse découvrir pas vous-mêmes sa localisation. Il a donc perdu son organisation militaire privée et a reçu des séquelles physiques : son corps est criblé de fragments d'os, de shrapnel, perte d'un bras et deux gros éclats ont élu domicile près de son cœur et l'autre dans sa tête. A cause de ce dernier, des hallucinations viennent parfois altérer la vision de Snake.

Une fois échappé de l’hôpital à l'aide de deux personnages dont Ocelot qui est lui magnifiquement doublé par Troy Baker, on se retrouve à devoir reconstruire encore une fois (comme dans Peace Walker) la Mother Base qui se situera cette fois-ci aux Seychelles. Et bien-sûr, reformer son équipe militaire qui portera le nom de Diamond Dogs. Le but étant de remettre de l'ordre dans le monde sur un fond de vengeance et Punished Venom Snake (le nom de code de Big Boss pour cet opus) s'en chargera.

Le Fox Engine dans toute sa splendeur

Fox engine

Niveau Graphisme, Kojima frappe encore une fois très fort. On rappelle qu'on teste le jeu sur PS4 donc 1080p natif et 60 FPS. On est toujours habitués à de très beaux jeux Metal Gear que ce soit sur consoles de salon ou portables. On notera que c'est la première fois qu'un jeu Metal Gear est open-world et c'est graphiquement très bien réussi.

Le Fox Engine (moteur graphique du jeu), nous en met plein la vue à travers deux zones de jeu, à savoir l'Afghanistan et l'Angola. Des effets lumineux jusqu’aux conditions météorologiques, le jeu reste sublime.

Très peu d'aliasing sur l'écran, un clipping quasi inexistant et un peu de popping, seulement pour la végétation. Lors des balades à cheval, on peut se rendre compte de certains bugs graphiques comme le fait que la tête D-horse (une de nos montures) passe à travers les murs. Mais soyons indulgents, c'est un open world et en jouant à ce style de jeu on sait pertinemment que c'est le genre de choses que l'on peut voir. Je tiens à apporter une précision sur la chose suivante, la maniabilité du cheval dans MGS V est limite plus appréciable que sur The Witcher 3. Mais ce point n'engage que moi.

On a le droit à une grande distance d'affichage. Même s’ il n'est pas conseillé de jouer avec Snake de jour, on vous invite à le faire pour vous rendre compte de la beauté graphique qu'est ce jeu.

Metal Gear Solid V nous offre des zones de jeu de premier choix

Paysages

Les principales thématiques pour un Metal Gear sont comme toujours : la guerre, les enfants soldats et la privatisation des armées. Le tout dans des pays dit sensibles. MGS V ne déroge pas à cette règle et nous plonge principalement dans les contrées Afghanes et Angolaises, où il faudra subir leurs climats impitoyables comme par exemple les tempêtes de sable d'Afghanistan. A vous d'en tirer profit à certains moments du jeu.

On se retrouve donc dans ces zones de jeu à jongler entre les missions principales et secondaires, à nous donc de jouer à notre rythme en rushant ou en prenant son temps le tout dans un monde ouvert franchement bien réussi.

Les missions principales sont présentées sous forme de série TV. En effet, on a le droit à une apparition de casting au début des missions, ce qui spoil complètement la mission, la seule solution est donc de ne pas regarder l'écran à ce moment-là. Pour les missions secondaires qui sont au nombre de 150 et plus, la variété d'objectif n'est malheureusement pas énorme (assassinats, extractions et collecte d'informations). Des compagnons seront disponibles avant chaque missions mais je vous laisse le soin de découvrir ceci par vous-mêmes. Sachez simplement qu'ils sont tous d'une grande utilité et bien amenés.

De plus, Hideo Kojima a décidé pour cette opus de rendre le joueur beaucoup moins spectateur, de ce fait on se voit donc attribuer des K7 à écouter quand bon nous semble. Celles de couleurs jaunes sont les plus importantes à écouter pour comprendre l'histoire, les blanches quant à elles, sont pour les plus curieux. En effet, dans les MGS il y a comprendre et comprendre, savoir lire entre les lignes c'est ce que Kojima essaye obtenir de nous. Bourré de clins d’œil pour les fans, je vous invite à toutes les écouter. Dans un sens, ce sont des conflits géopolitiques tout à fait probables dans le vrai monde. Pour les personnes n'ayant jamais joué à un MGS, le jeu est parfait pour eux, cet opus qui signe la fin de la licence peu se faire aisément par un néophyte.

Pour se couper des missions et des champs de batailles, la Mother Base est là. Elle apporte un côté RPG dans le jeu, le but étant de la faire évoluer en récoltant des ressources sur le terrain. Ces ressources se trouvent dans les différents camps ennemis que l'on pourra croiser sur les champs de batailles. Autre nouveauté et pas des moindres, le fulton. Il permet de capturer les ennemis, leurs matériels, véhicules et même les animaux. Le tout arrive à la Mother Base, ce qui permet de grossir les rangs des Diamond Dogs. Les ennemis seront assignés à des postes spécifiques en fonction de leurs habilités, un soldat peut par exemple être bon dans en Recherche et Développement mais être d'une inutilité extrême dans les services de renseignements.

Avec tout ce beau monde, il vous sera possible de faire grossir votre Mother Base à la manière d'un Clash of Clans. Débloquer de nouvelles armes et gadgets, en somme, il est très important d'abuser du Fulton et de capturer certaines personnes au lieu de les tuer. Bref j'en dis déjà trop sur ce point, à vous de découvrir.

Le mode de jeu Forward Opération Base sera disponible à la date de sortie du jeu. Il consiste à attaquer les Mothers Bases de vos amis, ce mode fera l'objet d'une vidéo sur notre chaîne YouTube.

Pour ce qui est de la maniabilité du jeu, on a le droit à une prise en main intuitive et surtout d'un Snake très souple. Un plaisir de se déplacer avec celui-ci autant dans les phases de découvertes, infiltrations ou gunfights. Petit Bémol pour la conduite qui est plutôt rigide mais bon, on ne recherche pas un Grand Theft Metal Gear.

Niveau durée de vie, on est servis. Comptez 30 heures pour le mode histoire, on ajoute à ça les 150 missions secondaires, l'amélioration de la Mother Base ainsi que Metal Gear Online qui arrivera prochainement. Bref il y a de quoi faire.

La bande son est tout simplement magnifique, beaucoup moins d'OST que dans les précédents opus mais on appréciera de retrouver les hits du début des années 80. Un doublage superbe mais comme je le dis plus haut, Kiefer Shuterland me laisse perplexe. Peut-être parce que passer après l'énorme David Hayter ça n’est pas évident. Le plus gros point fort de Big Boss dans ce jeu est qu'il parle très peu, donc quand il dit quelque chose on est automatiquement à l'écoute. Troy Baker quant à lui double magnifiquement bien Ocelot. Ce doubleur n'en est pas à son premier coup après tout, on compte aussi le Joker dans Arkham Origins ou encore Joël dans The Last of Us pour ne citer qu'eux.

"You're Pretty Good !"

You're Pretty Good

Metal Gear Solid V : The Phantom Pain est un incontournable, dans le monde du jeu-vidéo il rejoint les plus grands. Hideo Kojima a su nous faire redécouvrir sa licence via un monde ouvert et qui plus est d'une merveilleuse façon. MGS V comble les manques des anciens opus et reste un hit à part entière. Le peu de défauts que l'on trouve dans le jeu est vite oublié grâce aux prouesses graphiques du Fox Engine. Les fans de longue date comme les nouveaux sauront profiter pleinement de ce jeu. Le fait de pouvoir contrôler Big Boss alias Punished Venom Snake, le meilleur soldat du XXème siècle, tout en clôturant son histoire, place Metal Gear Solid V sur un piédestal. C'est beaucoup plus qu'un jeu, c'est pourquoi on vous le recommande grandement.

Il y a énormément de choses que je n'ai pas citées dans le test écrit ou vidéo pour la simple est bonne raison que c'est à vous de les découvrir notamment la destruction du 4ème mur par Kojima (comprendra qui pourra). Mais sachez qu'avec Metal Gear Solid V, vous n’êtes pas au bout de vos surprises. Merci à Hideo Kojima-sama ainsi qu'à toute son équipe de nous avoir fait redécouvrir le monde du jeu-vidéo.

Notre test vidéo de Metal Gear Solid V : The Phantom Pain

Les plus

  • Le meilleur jeu d'infiltration actuellement
  • Un scénario "Kojima-nesque"
  • Une passerelle parfaite avec les premiers épisodes de la série
  • Le Fox Engine dans toute sa splendeur
  • Pour les fans de la série...
  • … Comme pour les novices
  • Les compagnons ont tous leurs utilités en fonction de notre façon de jouer
  • La Mother Base pour son côté RPG
  • Une pléthore de contenu
  • Troy Baker au top pour son double de Shalashaska Ocelot

Les moins

  • Le casting qui spoil avant le début des missions
  • La frustration du « à suivre » lors de certaines missions
  • David Hayter pour la voix de Big Boss nous manque
20

L'équipe de Revue Multimédia vous recommande Metal Gear Solid V : The Phantom Pain sans plus attendre. En effet il complète parfaitement la saga MGS avec son incroyable scénario. Graphiquement le Fox Engine nous en met plein la vue c'est indéniablement le plus beau jeu sur next-gen. Cet opus convient autant aux fans de la série qu'aux débutants. Ce titre est une pure merveille vidéo-ludique.

Sujets : Metal Gear Solid V : The Phantom Pain Kojima Productions Konami PS4 Xbox One PS3 Xbox 360 PC Test Hideo Kojima

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